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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 13:15

La GLNF, officiellement reconnue Grande  Loge régulière, sur le territoire français

Dans une annonce diffusée le 12 juin 2014, la GLNF fait part de la « Reconnaissance de régularité » que viennent de rétablir les trois « Home Grand Lodges » britanniques (d’Irlande, d’Angleterre et d’Ecosse).

Elle reproduit tout d’abord le texte de LA DÉCLARATION CONJOINTE DE RECONNAISSANCE, remarquable de sobriété...

(Quarterly Communication Speeches : Joint statement on Grande Loge Nationale Française (GLNF) du 12 June, 2014)
« D’un commun accord, à l’occasion de leurs « Quarterly Communications » respectives, tenues les 5 juin (Irlande), 11 juin (Angleterre), 12 juin (Ecosse), les « Home Grand Lodges » britanniques, ont chacune proposé la résolution de reconnaître à nouveau la Grande Loge Nationale Française, résolutions qui ont été votées » ;  

… mais très explicite s’agissant des motivations de la décision votée :

« Les Grandes Loges d’Admission ont continué à surveiller la situation et demeurent convaincues que les mesures prises par la direction actuelle de la GLNF ont traités activement de manière approfondie les problèmes qui avaient conduit au retrait de la reconnaissance, ceci avec l'appui quasi unanime des Frères de la GLNF, de sorte que la paix et l'harmonie ont été restaurées »
(The Home Grand Lodges continued to monitor the situation and believe that the actions taken by the current leadership of the GLNF have actively and comprehensively addressed the problems which led to the withdrawal of recognition, with the almost unanimous support of the Brethren of the GLNF, and that peace and harmony have now been restored.)  

Commentant cette déclaration, la GLNF insiste sur les vérifications « approfondies » qui ont amenées les décisions des « Home Grand Lodges » :

« C’est après avoir attentivement observé l’évolution de la situation de la GLNF que les Grandes Loges britanniques ont mûri leurs décisions de renouer leurs relations fraternelles avec cette dernière. Elles ont pu constater en son sein le retour de la paix et de l’harmonie dans la plus pure tradition maçonnique. Elles ont été sensibles à l’unanimité que les Frères ont manifestée à plusieurs reprises pour approuver les actions du nouveau Grand Maître et de son équipe et pour soutenir la réforme du Règlement Général. » ;

Puis, la GLNF achève son commentaire en évoquant les nombreuses reconnaissances de « Grandes Loges  régulières » qui lui sont acquises à ce jour :

« Au sein des Grandes Loges régulières dans le monde, réunies DANS L’ESPRIT DES LANDMARKS autour des « BASICS PRINCIPLES » de 1929 et des « STANDARDS OF RECOGNITION AMÉRICAINS », le retour de la GLNF prend un relief particulièrement chaleureux au lendemain de la célébration de son centenaire. Plus de 130 Grandes Loges reconnaissent aujourd’hui la Grande Loge Nationale Française, dont 50 Grandes Loges américaines »
NB. : S’est ajoutée récemment « La Grande Loge de Nouvelle écosse », l’une des plus importantes Grandes Loges Canadiennes.

Sobre mais explicite, la déclaration conjointe des « Home Grand Lodges » ne souffre aucune ambiguïté.
Il est acté désormais que parce qu’elle a traité en profondeur les graves irrégularités qui furent à l’origine de son retrait de reconnaissance en 2012, la GLNF est redevenue une obédience régulière.
Elle est ainsi redevenue, la Grande  Loge officielle de L’ORDRE UNIVERSEL DES FRANCS-MAÇONS RÉGULIERS, sur le territoire français.  

La conformité à l’Ordre régulier ne s’auto proclame pas

Comme la GLUA l’avait laissé entendre lors de sa précédente « Quaterly communication » du 12 mars 2014, c’est en considération du travail de remise en conformité avec les principes fondamentaux de la Franc-maçonnerie régulière, effectué par la nouvelle équipe dirigeante de la GLNF, et après avoir constaté que la GLNF avait rétabli l’Esprit traditionnel de l’Ordre universel des Francs-maçons réguliers au cœur de ses institutions, que les « Home Grand Lodges » se sont prononcées.
Il s’agissait de vérifier notamment que la GLNF avait :
- Remis « la vocation initiatique» de la Franc-maçonnerie au centre de ses préoccupations dans toutes les Loges placées sous son obédience et aussi dans toutes les structures chargées de veiller à l’application stricte des règles de « l’Ordre maçonnique régulier » en France (C’est-à-dire la Grande Loge, et ses mandataires que sont les Grandes Loges provinciales)
- Adopté un Règlement Général apte à diffuser et à faire respecter les Règles ou Landmarks, de « l’Ordre régulier de la Franc-maçonnerie universelle », sur le sol Français ; le but recherché étant d’offrir aux membres de la GLNF, une « réalisation initiatique régulière » conforme à « la vocation exclusivement initiatique » de l’Ordre de la Franc-maçonnerie régulière. (D’où l’appellation de Francs-maçons « réguliers » attribuée aux  membres de l’Ordre régulier traditionnel)
N.B. : Un nouveau Règlement général strictement respectueux des principes de la régularité traditionnelle a été adopté par la GLNF à la quasi-unanimité de ses membres, lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire associative du 12 avril 2014.)              

Car la conformité à l’Ordre Universel des Francs-maçons réguliers, ne peut pas être une déclaration auto-proclamée. S'agirait-il d’une auto-proclamation, relayée par quelques associations maçonniques convaincues de la suprématie des Ordres de Rite, que cela ne changerait rien ;
Seul l’Ordre Universel des Francs-maçons réguliers a qualité pour « reconnaître » la conformité d’une institution maçonnique.
Il le fait par l’intermédiaire de ses représentants traditionnels, après que ceux-ci aient constaté que sont réunis par la Grande Loge postulante, les éléments constitutifs de la réalisation initiatique régulière et qu’en conséquence, la Grande Loge postulante a bien la capacité de conduire ses membres à cette ouverture spirituelle qui fait d’eux, dans l’Ordre, les dignes membres de la fraternité régulière de la Franc-maçonnerie traditionnelle.  

La régularité de « l’Ordre régulier »

Toutes les organisations ont la possibilité de s’auto prétendre « régulières » et même de se faire reconnaître comme telles par une autre organisation maçonnique : « Je te reconnais institution maçonnique régulière » si, pour ta part, « tu me reconnais aussi, comme institution maçonnique régulière »
Ce procédé élémentaire de reconnaissance réciproque permet à toutes les organisations « du paysage maçonnique », d’être régulières… à leur façon. (Connaissez-vous une organisation maçonnique qui ne se prétend pas « régulière » ?)
Mais ces reconnaissances sont évidemment inopérantes lorsqu’il s’agit d’être reconnu spécifiquement par l’Ordre traditionnel des Francs-maçons réguliers ;
Car l’Ordre maçonnique est d’abord et avant tout  une communauté spirituelle qui révère les Règles, Us et Coutumes et Landmarks, directement inspirés de la Tradition Primordiale et qui fonctionne avec la conviction inébranlable que, pour produire ses effets, l’initiation doit mobiliser des ressources spirituelles précises, selon une méthode précise, élaborée à partir d’une Tradition précise ;
Et aussi avec la conviction, qu’à l’inverse, dès lors qu’une institution maçonnique s’écarte des exigences strictes de régularité, sa Franc-maçonnerie perd sa puissance « opérative », pour sombrer dans une maçonnerie d’opérette, voire de caniveau.  

C’est pourquoi les déclarations conjointes des « Home Grand Lodges »britanniques et parmi elles, celle de la GLUA -Grande Loge Mère de toutes les Grandes Loges Régulières- autrement dit, les déclarations des organes hautement représentatifs de « L’Ancienne et Très Vénérable Fraternité des Maçons Francs et Acceptés » ont une portée exceptionnelle.

N.B. : Les « Home Grand Lodges » britanniques veillent sur les fondamentaux de l’Ordre. Ces derniers, consubstantiels de la Franc-maçonnerie régulière, ne doivent jamais être abandonnés. Abandonner les fondamentaux, c’est abandonner la « régularité » et vice versa.
Par exemple, la croyance au « Grand Architecte de l’Univers » qui est aussi, « Dieu », est une obligation absolue au sein de la Franc-maçonnerie régulière de Tradition. Elle n’a pas à être « approuvée ou désapprouvée » par un vote statutaire quelconque comme cela a pu se produire par dérives successives dans des Obédiences qui, de ce fait, ont perdu leur régularité. De la même façon, l’exigence de souveraineté initiatique des Loges est aussi une obligation fondamentale de régularité.

Les règles initiatiques traditionnelles

Les règles de l’Ordre traditionnel de la GLUA, sont les « basic principles » codifiés de 1929. (Les « standards of recognition » américains sont en fait une reprise abrégée des « basic principles » de la GLUA)
Elles constituent un corpus doctrinal et opératif, précis et efficace, que la Franc-maçonnerie traditionnelle a recueilli, dans l’Esprit et en prolongement des Pratiques initiatiques des Confréries spirituelles d’hommes libres, artistes créateurs et bâtisseurs des édifices religieux de la chrétienté occidentale.(Landmarks)
Il existe dans le monde maçonnique des « systèmes de reconnaissance » autres que celui organisé autour des « basic principles » de l’Ordre traditionnel ;
Un nouveau système serait au surplus en gestation, si l’on en croit la perspective d’un projet dit « européen » récemment relancé par quelques « Grandes Loges » européennes bien connues pour leur proximité doctrinale avec le groupement écossiste des Suprêmes Conseils européens.
Mais ces Systèmes de reconnaissance, ne pourront jamais se prétendre de « régularité traditionnelle » puisqu’ils ne reconnaissent pas l’autorité des « Home Grand Lodges » et qu’ils n’estiment pas devoir se mettre en conformité avec les règles strictes de l’Ordre régulier.
- Les membres des premiers systèmes rejettent le principe de l’effectivité cathartique de l’initiation traditionnelle qui conduit l’Initié vers la dimension spirituelle de l'Être. Ils considèrent que la régularité initiatique fait appel à des convictions spirituelles, à des dogmes, voire à des croyances superstitieuses, incompatibles avec les principes de Liberté et de Raison, qui fondent à leurs yeux la Franc-maçonnerie « moderne, issue des Lumières »
- Les membres du système « européen » (en gestation), rattachent la Franc-maçonnerie à une exigence initiatique, hautement hiérarchisée, dite de Hauts Grades, différente de celle des « basic principles » de la Franc-maçonnerie traditionnelle. (Ils prétendent créer un système nouveau de reconnaissance de régularité, dans lequel les organisations écossistes de Hauts Grades n’auront pas uniquement autorité sur des degrés complémentaires, mais  auront régulièrement autorité sur tous les degrés, y compris sur les Trois degrés initiatiques de la Franc-maçonnerie traditionnelle.
- Les membres du premier système sont dits Francs-maçons « adogmatiques ou libéraux »,  parce qu’ils refusent la croyance en une initiation opérative régulière ouvrant l’accès à une « Connaissance » spirituelle ;
- Les seconds, se veulent réguliers, mais selon la régularité de leur Rite, car ils considèrent que l’initiation par les Trois degrés de l’Ordre régulier est trop sommaire pour initier qui que ce soit, l’initiation véritable exigeant un savoir élitiste supérieur, que seul le cursus de la Franc-maçonnerie des Hauts Grades de Rite, est en mesure de délivrer. (Le cursus de l’Ordre écossiste, par exemple)    

N.B.1 : La différence principale -la plus irréductible- tient donc au fait que les partisans de ce système ne croient pas à l’Initiation de l’Ordre traditionnel, mais à une Initiation de Rite, hiérarchiquement contrôlée par l’Ordre du Rite ; les trois degrés initiatiques de l’Ordre traditionnel, n’étant, dans cette hiérarchie, que les degrés préparatoires de la véritable initiation (une sorte de propédeutique) et le Maître maçon n’étant qu’un « sous-initié » placé au plus bas d’une échelle hiérarchique de Hauts Degrés. (Par exemple de 33 degrés allant de 1 à 33, dans le Rite du REAA de l’Ordre écossiste)
Afin de bien mesurer en quoi la « régularité de Rite », est différente de la « régularité maçonnique traditionnelle » rappelons que le système de « régularité traditionnelle » est fidèle en tous points au système initiatique élaborée par la Tradition maçonnique, tel qu’il a été conservé sans interruption par « L’Ancienne et Très Vénérable Fraternité des Maçons Francs et Acceptés », constitutive d’un Ordre en Trois degrés initiatiques ;

N.B.2: Précisons que pour l’Ordre régulier, l’Initiation est essentielle, mais n’est pas une fin en soi. Elle est la voie qui conduit à la Connaissance, état de création spirituelle caractéristique du véritable Franc-maçon. (Cet état n’est en rien un état de perfection achevé, mais un état de lucidité différent que l’on appelle Vérité de l’Esprit ou Vérité du cœur)
Pour le système des Hauts Grades du REAA, la Franc-maçonnerie étant une accumulation jamais achevée de savoirs hiérarchisés ; la recherche initiatique devient de fait la finalité d’une Franc-maçonnerie en perpétuelle recherche. (Nous reviendrons plus loin sur cette divergence de régularité)  

La stricte observance

La Franc-maçonnerie est dite « régulière » parce que, conformément à la tradition héritée des confréries des métiers de bâtisseurs d’édifices religieux et d’artistes créateurs, elle respecte scrupuleusement les règles qui permettent la réalisation de l’objectif initiatique à dimension spirituelle de la Franc-maçonnerie.

Cette finalité initiatique conduisant à une forme spirituelle de « Connaissance » est pour la Franc-maçonnerie régulière la substance même de la Franc-maçonnerie (sa structure intime, son ADN*) : Il s’agit de permettre aux hommes, par l’Initiation traditionnelle, d’accéder au Royaume de la « Connaissance spirituelle » afin que, rassemblés dans l’Ordre régulier, ils participent selon leurs possibilités et talents propres, ici et maintenant, à la construction du Temple de la spiritualité, appelé aussi, « Gloire du Grand Architecte de l’Univers »

* Rappelons que l’ADN est le programme « du Vivant ». Il stocke l’information, principes d’autorité qui dirigent les développements. Il transmet cette information, dans son principe, de génération en génération, tout en autorisant, par sa souplesse l’évolution de l’espèce.

 Être régulier c’est donc se structurer et travailler selon la stricte observance des conditions et des méthodes initiatiques traditionnelles élaborées par l’Ordre régulier.
- C’est par cette observance que la Franc-maçonnerie régulière réalise son objet ;
- Hors de cette observance, dans la négligence ou le laisser-aller (qu’il s’agisse d’ignorance, de paresse ou d’intention de nuire), la Franc-maçonnerie traditionnelle perd sa nature initiatique et donc sa spiritualité et donc sa raison d’être.      

Les déclinaisons de la régularité

LA PREMIÈRE EXIGENCE DE RÉGULARITÉ :
LA FRANC-MAÇONNERIE RÉGULIÈRE SUPPOSE UNE ADHÉSION SANS RÉSERVES À LA CONCEPTION INITIATIQUE DE LA FRANC-MAÇONNERIE RÉGULIÈRE.

Si chacun convient que la Franc-maçonnerie est une organisation fraternelle, encore faut-il préciser que pour être régulière, la fraternité doit reposer sur un partage « initiatique »   Autrement dit : elle doit reposer SUR LA CROYANCE EN LA NATURE SPIRITUELLE DE L’HOMME, telle que la révèle, l’expérimente et la consacre, l’Initiation régulière.
Il s’agit donc de bien intégrer l’idée qu’en Franc-maçonnerie régulière, la fraternité maçonnique, est la conséquence d’une spiritualité partagée, et non pas la conséquence matriculaire d’une participation à une association quelconque ;
Et que c’est en raison d’un même rattachement filial à la Spiritualité* du Monde, que les Francs-maçons sont dits « Fils de la Spiritualité »(En Franc-maçonnerie on utilise aussi, l’image équivalente, de  « Fils de la Lumière »)
*Rappelons que dans son principe, la Spiritualité est à la fois transcendante et immanente, en même temps qu’elle est  intemporelle et indissociable de la création, et pour cette raison, présente en tout homme. Par nature invisible comme la Lumière, (C’est elle qui « fait voir » et c’est grâce à elle que « ce qui se voit » est vu), sa présence et sa vertu sont dévoilées -en Franc-maçonnerie régulière-par l’initiation maçonnique ; cette Initiation relevant, pour sa mise en œuvre rituélique, du langage culturel de la Tradition spirituelle de l’Occident chrétien.
Comme on le voit, la Franc-maçonnerie « régulière », ne transmet pas les bienfaits et les avantages d’une coopération associative fraternelle. Ce n’est pas, l’entraide, la lutte pour le progrès social et humain, qui motive la Franc-maçonnerie régulière. (Ce sont là les conceptions de la Franc-maçonnerie culturelle et sociétale) ;
Pour la Franc-maçonnerie régulière, l’on est véritablement Franc-maçon si l’on croit intimement que la « Force de l’Esprit » et le « Pouvoir transformateur de l’Initiation maçonnique », donnent aux hommes la possibilité de participer, dans la fraternité spirituelle de l’Ordre, à la construction du Temple de la Spiritualité.
Bien entendu cette conception « régulière » n’exclut pas pour autant l’entraide et le travail dans le monde, sauf qu’elle donne à ces derniers une signification, non pas conventionnelle, mais transcendantale. On dit qu’elle « sacralise » (sans donner à ce terme une dimension miraculeuse) le quotidien.
L’activité humaine n’étant pas contrainte par les exigences volontaristes des devoirs moraux qui sont ceux, conventionnels, de la Franc-maçonnerie sociétale, la Franc-maçonnerie spirituelle dispose d’une liberté d’adaptation, d’une capacité de décision  et  d’une puissance de réalisation, plus « naturelle », plus sûre et plus efficace.
Elle est un Art véritable que la Franc-maçonnerie appelle « l’Art royal » (ou participation au Royaume, dans la majesté des trois composantes artistiques de toute création que sont : Sagesse, Force et Beauté)  

LA DEUXIÈME EXIGENCE DE RÉGULARITÉ :
LA FRANC-MAÇONNERIE RÉGULIÈRE SUPPOSE UNE INITIATION MAÇONNIQUE RÉALISÉE, DANS ET PAR, LE SAINT D’UNE LOGE SOUVERAINE, ELLE-MÊME RÉGULIÈREMENT CONSTITUÉE DANS la « régularité d’une obédience », elle-même instituée dans « la régularité de l’Ordre universel de la Franc-maçonnerie régulière »

(Rappelons ici que la souveraineté initiatique d’une Loge ne saurait se confondre avec sa souveraineté juridique, laquelle n’a pas de conséquences initiatiques particulières)
C’est en effet uniquement la Loge initiatiquement souveraine qui transmet les secrets opératifs de l’Initiation, selon une transmission de Maître à Disciple ; le Maître étant, en Franc-maçonnerie initiatique, la Loge rituellement constituée par la Puissance opérative et souveraine, de la « Connaissance spirituelle » des membres qui la composent.
N.B. : Si la Loge n’est pas souveraine –détentrice de la potentialité initiatique- notamment parce que les membres qui la composent ne croient pas en la puissance cathartique de l’initiation, alors l’initiation, même respectueuse des formes rituéliques de la transmission initiatique, n’est qu’un simulacre, vide de contenu et de puissance opérative.
C’est pourquoi sont irrecevables dans « l’Ordre de la Franc-maçonnerie régulière », les organisations maçonniques dont les Loges ne sont pas souverainement constituées dans la régularité de l’Ordre des Trois degrés initiatiques traditionnels, et aussi, les organisations maçonniques, qui n’opèrent pas l’Initiation par transmission de l’influence spirituelle de la Loge à l’Initié, mais par la vertu prétendument initiatique d’un Rite, dont la Loge est supposée détenir l’usage par délégation directe ou indirecte de l’autorité supérieure du Rite ; un Suprême Conseil, par exemple.  

LA TROISIÈME EXIGENCE DE RÉGULARITÉ :
LA FRANC-MAÇONNERIE RÉGULIÈRE SUPPOSE UNE INITIATION EFFECTIVE

La régularité maçonnique exige en effet que l’Initiation ne soit pas communiquée à la légère, d’une façon parodique, fantaisiste, simulée, hypothétique, confuse, évanescente ;

Notamment avec l’arrière-pensée sous-jacente qu’un barbouillage formel suffit amplement au travail initiatique en « Loges symboliques », car l’initiation véritable ne saurait être envisagée que plus tard, selon un enseignement hiérarchique de « Hauts Grades », et encore, uniquement pour  ceux qu’une activité initiatique de nature savante, intéresse vraiment.

Une telle approche fondamentalement irrégulière de l’Initiation maçonnique en Loges symboliques, est, la plus funeste qui puisse être pour l’Ordre régulier, puisqu’elle laisse entendre qu’un Franc-maçon symbolique peut très bien devenir Franc-maçon, sans être véritablement initié et qu’il peut ainsi intégrer l’Ordre régulier, et même la hiérarchie de l’Ordre régulier, sans disposer des qualifications initiatiques du véritable Franc-maçon.

Cette approche de l’initiation maçonnique doit évidemment être combattue, puisqu’elle induit les conséquences les plus désastreuses que nous connaissons tous, mais que nous allons tout de même réexaminer brièvement dans les nota qui suivent, tant il est vrai que ces perversions sont rarement perçues et dénoncées comme des violations gravissimes de la régularité maçonnique.

Nota1 : Négliger, oublier, voire rejeter expressément, le caractère opératif et l’effectivité concrète de l’initiation, que ce soit par ignorance, par scepticisme, par indifférence nihiliste, par cynisme impie, ou bien par volonté rationaliste de lutter contre ce que l’on pense être des superstitions -et donc, pratiquer l’Initiation uniquement en reproduisant une tradition folklorique vide de sens- c’est trahir la vocation initiatique de l’Ordre Universel de la Franc-maçonnerie régulière et vider la Franc-maçonnerie régulière de son sens.  

Rappelons que c’est précisément le refus de prendre au sérieux l’Initiation véritable qui signale « la Franc-maçonnerie substituée » ; la Franc-Maçonnerie « substituée » étant celle qui ne croit pas aux possibilités opératives et transformatrices de l’Initiation maçonnique.

De plus, en laissant, par de telles pratiques, coexister dans une même organisation maçonnique, des conceptions non-initiatiques de la Franc-maçonnerie avec des convictions de Franc-maçonnerie régulière, on instaure une Franc-maçonnerie floue, approximative, dénuée de repères directifs, puisque coexistent en une même organisation, d’un côté, des Initiés véritables, maçons sincères et serviteurs de la vocation initiatique de l’Ordre Universel de la Franc-maçonnerie et de l’autre, des non-croyants maçonniques, sceptiques, tièdes ou dissimulateurs, qui pratiquent une Franc-maçonnerie caricaturale et folklorique de façade, pour mieux cacher des activités clubistes, souvent inoffensives (si l’on néglige la perte de temps et l’énergie gaspillée), mais qui dissimulent aussi parfois,  compte tenu des intentions et du tempérament mondain de ceux qui s’y adonnent, des activités malsaines.

Quoi qu’il en soit, la présence de « non croyants initiatiques » dans un système de régularité fondé sur l’effectivité initiatique d’une Franc-maçonnerie en recherche d’excellence spirituelle, stérilise en profondeur la croyance en la régularité traditionnelle pour laisser la place au relativisme et à l’éclectisme culturel d’une Franc-maçonnerie « substituée »

Certes l’infiltration de Francs-maçons clubistes au sein de la Franc-maçonnerie régulière, est une réalité qui n’est pas nouvelle. Cependant, en raison de la perte du sens initiatique qu'elle occasionne, cette présence peut, par effet "de boule de neige", devenir rapidement subversive .

Dans ce contexte, l’exigence revisitée d’une conformité régulière stricte devient un instrument hautement salutaire, qui éclaire le chemin de la réalisation maçonnique et qui démasque les usurpateurs.

Nota2 : L’on trouve évidemment en Franc-maçonnerie non initiatique, les « adogmatiques », pour qui la Franc-maçonnerie n’a pas une dimension initiatique et spirituelle, mais une vocation humaniste de perfectionnement moral de la société*.  

 *Il convient de préciser que si la conception « adogmatique » de la Franc-maçonnerie est à l’opposé de la conception « régulière », puisqu’elle établit sa doctrine sur le rejet de la dimension transcendantale de l’Esprit et sur un consensus de mise en œuvre positiviste de préceptes libéraux, rationalistes et humanistes, elle possède néanmoins une cohérence doctrinale certaine.

Mais on trouve aussi, parmi ceux qui n’ont aucune considération pour les pratiques initiatiques régulières, « des non-croyants maçonniques » qui utilisent la Franc-maçonnerie (qu’il s’agisse d’ailleurs de la Franc-maçonnerie « régulière » ou de la Franc-maçonnerie « libérale »), comme une organisation où une permissivité générale (souvent établie dans la facilité du laisser-faire, sous couvert de tolérance et de fraternité maçonnique), permet l’installation de réseaux parasitaires d’intérêts personnels ou partisans.

L’admission de ces faux-maçons, en Franc-maçonnerie régulière, a des conséquences gravissimes en termes de régularité maçonnique puisqu’elle agrège à l’Ordre, des individus dont les objectifs sont l’instrumentalisation de la Franc-maçonnerie à des fins personnelles.

Et chacun peut facilement comprendre que si par méconnaissance de la régularité, si par paresse, si pour « sembler » tolérant, si pour éviter des ennuis, si par indifférence pour la vocation de l’Ordre, l’institution perd de vue la régularité indispensable à son fonctionnement, alors, à l’image du « renard libre dans le poulailler sans défense », ces individus sans scrupules à l’égard d’une Franc-maçonnerie régulière qui n’a aucun sens pour eux, n’auront aucun mal à s’emparer des rênes institutionnelles, avec les conséquences catastrophiques que l’on sait.

Nota3 :Le danger est d’autant plus grand (et donc l’exigence de fermeté régulière d’autant plus nécessaire), que généralement, ces faux maçons exhibent volontiers en public leur appartenance maçonnique. Ils la claironnent en pensant, de cette façon, « se » valoriser socialement. Immanquablement, ils intéressent dans le sillage de leurs gesticulations fanfaronnes, toutes sortes de curieux et de suiveurs claniques. D’où un recrutement immédiat qui peut, dans un premier temps servir la prospérité numérique de l’obédience, mais qui, d’un point de vue plus large, se révèle catastrophique.  

Tout d’abord, un tel recrutement accroit le nombre d’individus, pour qui l’initiation maçonnique n’a aucun intérêt. Ils ne viennent pas pour cela et ceci d’autant plus que tous « ces trucs symboliques ou intellectuels » (pour eux il s’agit de la même chose) de la Franc-maçonnerie, les ennuient profondément. Comme l’on sait que par la suite de tels individus vont à leur tour « parrainer » d’autres recrues du même type, la capacité initiatique globale de l’institution et par suite son maintien dans l’Ordre régulier, devient vite problématique.

Ensuite, la présence visible de tels individus qui instrumentalisent la Franc-maçonnerie à des fins personnelles, scandalise la réputation de l’Ordre, puisque leur présence démontre ouvertement que l’institution maçonnique est incapable de garantir les résultats initiatiques que son label de régularité est censé offrir. (à fortiori si les individus en question se retrouvent à des postes de responsabilité) Par la présence en son sein de tels individus, l’Ordre perd toute crédibilité.

Ceci d’autant plus que cette présence produit sur les candidats qui pourraient être intéressés par la véritable Franc-maçonnerie « spirituelle », un effet « repoussoir » qui rend difficile le recrutement de membres de qualité. La spirale infernale d’un recrutement d’ignorance initiatique contraire à la régularité maçonnique traditionnelle s’enclenche dès lors très rapidement.

(Qui va en effet accorder du crédit à une organisation qui, tout en se prétendant initiatique et spirituelle, laisse parader en son sein, et sur la place publique, des individus dont chacun peut voir, qu’ils n’ont aucune spiritualité, et qu’ils sont surtout, les représentants de clans affairistes ou politiques plastronnant publiquement, une puissance occulte qu’au demeurant ils ne possèdent pas et qui ridiculise la réputation de la Franc-maçonnerie auprès du grand public ?)

Nota4 : Le recrutement clubiste par des faux-maçons clubistes, est d’autant plus une mauvaise affaire pour une organisation maçonnique, qu’en plus d’engendrer une perte de régularité, toujours mortifère, il a sur le plan trivial du recrutement, un effet très relatif.  

En effet, le clubisme génère rapidement nombre de défections chez les suiveurs clanistes et les curieux qui étaient venus en espérant des avantages sociétaux mais qui constatent rapidement que les possibilités « mirifiques » qu’on leur avait « laissé espérer », ne sont pas au rendez-vous. De plus, les voilà contraints de participer physiquement à des cérémonies oiseuses qui pour eux n’ont strictement aucun intérêt et qu’ils ont du mal à suivre. Ils ont donc tendance à partir.

C’est alors que pour tenter de les retenir intervient le fameux et calamiteux argument du « perspectivisme initiatique » inventé par les clubistes pour la circonstance et dont il convient de dire quelques mots, puisqu'il permet de camoufler le « je m’en foutisme » initiatique et donc de violer ouvertement la « régularité »

L’argument « perspectiviste » consiste à claironner –en guise de viatique initiatique- l’idée que, puisque l’initiation maçonnique est un processus « secret » reçu dans « l’intimité personnelle de chacun », nul ne peut, et nul ne doit, juger de la situation initiatique d’un initié, ainsi que de son aptitude à se comporter en digne membre de l’Ordre.

« L’initiation est un sentiment personnel et obscur que chacun reçoit à sa façon » disaient, avec gravité les sectateurs de l’ancien Grand Maître de l’ancienne gouvernance.

Cet argument est effectivement le moyen idéal que les clubistes emploient pour renvoyer dans le domaine de l’invérifiable, l’exigence initiatique fondamentale posée par la Franc-maçonnerie « régulière »

 En déclarant que chacun s’initie à sa façon, quand il veut et comme il veut, les clubistes proclament que, quelle que soit la manière dont l’initiation maçonnique est pratiquée, (régulière ou pas régulière, bâclée ou pas, avec ou sans conviction), toutes les initiations se valent, car l’initiation est  toujours présente, comme par magie, dès lors qu’elle est donnée par l’institution maçonnique.

En raison de ce principe, une fois la cérémonie initiatique plus ou moins bien formellement accomplie, l’initié peut faire ce qu’il veut et même n’importe quoi, et déclarer sans risque qu’il exprime par ce « n’importe quoi », « sa » conception personnelle de la Franc-maçonnerie ; ajoutant en pensée, sinon en parole, que cette conception personnelle de la Franc-maçonnerie vaut bien celle d’un autre.

Par cette affirmation absurde, le « perspectivisme initiatique » installe l’incompétence des Francs-maçons clubistes dans la « normalité » et masque leur totale indifférence pour la mise en œuvre d’un processus initiatique régulier.

Par cette affirmation absurde, le « perspectivisme initiatique » camoufle l’irrégularité congénitale du clubisme maçonnique.

Par cette affirmation absurde, certaines Loges non maçonniques, plus ou moins sous l’emprise de réseaux occultes, peuvent vivre paisiblement leurs petites combines, dans le silence généralisé, en s’exonérant entièrement d’une obligation maçonnique d’initiation dont elles n’ont rien à faire, sauf à bâcler un minimum de cérémonial, pour sauver les apparences.

N.B. : Inutile de dire que le perspectivisme initiatique n’est qu’une farce grossière, qui repose sur un escamotage rudimentaire, bien caractéristique de la Franc-maçonnerie clubiste.

 N’ayant aucune idée de l’ouverture spirituelle à laquelle la Franc-maçonnerie régulière doit normalement conduire un initié véritable, la Franc-maçonnerie clubiste barbouille ses membres d’un simulacre initiatique et les dote du minimum de vocabulaire convenu, utile pour faire illusion auprès des profanes ; puis il fait mine de contrôler le parcours « initiatique » de ses adhérents, en leur demandant de formuler le ressenti émotionnel qu’ils ont pu éprouver.

 Bien évidemment, lorsqu’on demande à un initié d’exprimer son ressenti émotionnel, celui-ci décrit ses sentiments avec les moyens de son intelligence et de sa culture personnelle, et aussi avec les possibilités d’analyse intellectuelle et d’auto élucidation initiatique qui sont les siens. Le propos qui en résulte est évidemment très variable, à l’image des possibilités d’expression de chacun.

Ce sont ces formulations variables et généralement confuses, que les clubistes utilisent comme référence pour déduire abusivement qu’il n’est pas possible d’apprécier l’évolution spirituelle d’un initié.

 C’est là évidemment, une erreur colossale puisque ce ne sont pas les capacités intellectuelles ou les qualités d’expression verbales (ou écrites) qui importent pour caractériser l’évolution initiatique d’un initié (l’impétrant pouvant très bien n’être pas très doué pour ce type d’exercice ou bien être très doué à l’inverse et servir un discours convenu dont il sait par avance qu’il plaira à l’auditoire) ;

 La situation initiatique d’un initié se mesure exclusivement aux progrès réalisés dans sa marche ascendante vers le Royaume de la « connaissance » spirituelle. (Appelée en Franc-maçonnerie « marche vers l’Orient » ; lieu de naissance de « la Parole » N’est-il pas transcrit dans certains catéchismes : « Comment prouvez-vous que vous êtes maçons ? Par … et la parfaite régularité de ma marche »)
N’oublions pas que l’objectif de l’initiation régulière est l’ouverture spirituelle, c’est à dire le processus qui fait passer de la vision mentale du monde (faite de mimétismes culturels, appelés « savoirs »), à la vision spirituelle du monde (qui est Connaissance/Appréhension sereine et juste, pleine et entière, de l’Ici et Maintenant)
Dès lors, et contrairement aux faux raisonnements des maçons clubistes, et pour rester en stricte conformité avec la régularité maçonnique, il convient d’avoir présent à l’esprit, qu’en Franc-maçonnerie régulière, l’ouverture spirituelle d’un Franc-maçon n’a rien de surnaturel, de sorte qu’elle s’évalue de la même façon que s’évaluent les capacités humaines, en général.  

LA QUATRIÈME EXIGENCE DE RÉGULARITÉ :
LA FRANC-MAÇONNERIE RÉGULIÈRE EST UN ORDRE MAÇONNIQUE, STRUCTURÉ PAR UNE INITIATION EN TROIS DEGRÉS SYMBOLIQUES

Cette exigence est celle du 5ème  « basic principle » d’appartenance à l’Ordre universel de la Franc-maçonnerie régulière, posé par la GLUA :

 « Basic principles for Lodges recognition  : …
5°) Que la Grande Loge doit posséder la juridiction souveraine des Loges sous son contrôle ; c’est-à-dire qu’elle doit être responsable , indépendante, autonome, disposant seule de l’autorité incontestée sur l’Ordre ou trois premiers degrés symboliques (Apprenti, Compagnon et Maître-Maçon) relevant de sa compétence et qu’elle ne peut en aucune façon déléguer ou partager cette autorité avec un Suprême Conseil ou une autre Puissance revendiquant quelque contrôle ou surveillance que ce soient sur ces degrés. »  

Ce principe, mal compris et assez-peu pris en considération dans ses conséquences, exprime en réalité le cœur de la doctrine de « L’Ordre régulier » Il rappelle et il précise que la Franc-maçonnerie régulière accomplit sa vocation initiatrice par « les trois degrés traditionnels de l’Ordre » et qu’il convient de prendre garde à ne pas vider la Franc-maçonnerie « régulière » de la puissance de ces Trois degrés initiatiques, car ce sont eux, et eux seuls, QUI OPÈRENT LA MUTATION INITIATIQUE DE LA FRANC-MAÇONNERIE TRADITIONNELLE.
Ce cinquième principe nous met donc en garde contre les dangers que représentent certaines juridictions maçonniques qui se définissent, non pas comme ayant autorité sur des degrés, complémentaires de ceux constitutifs de l’Ordre régulier, mais qui s’affirment comme des Ordres de Rite ayant autorité directe ou indirecte sur tous les degrés du rite, y compris sur les Trois degrés de l’Ordre initiatique traditionnel ; affirmation qui vide la Franc-maçonnerie régulière de l’impératif initiatique qui est sa raison d’être et ce, à la plus grande satisfaction des clubistes. N.B.: Il y a en effet convergence d'intérêts entre les deux irrégularités, les Hauts Grades étant satisfaits de voir les clubistes saboter l'initiation régulière et démontrer ainsi que l'initiation des trois degrés réguliers est inopérante.
À titre de confirmation :
On se souviendra que les revendications des Hauts Grades du SCPLF, se sont ajoutées à la dérive clubiste de l’ancienne gouvernance, afin de conduire la GLNF à sa perte lors des hostilités internes de fin 2009 à fin 2012.
On notera aussi que c’est après le départ des chantres militants de l’une et l’autre de ces coteries irrégulières (départs hautement salutaires car ils ont facilité la réappropriation rapide de la régularité de la GLNF), que la remise en Ordre de la GLNF a pu intervenir, permettant son rétablissement, rapide comme représentante de « L’Ordre universel de la Franc-maçonnerie régulière », sur le territoire français.
On notera enfin que ces deux groupes ont tous deux éprouvé le besoin de créer, de nouvelles obédiences où s’expriment ouvertement et statutairement aujourd’hui, les  convictions maçonniques irrégulières dont ils étaient porteurs.    

  • La déviance clubiste Stifanienne qui affichait sans ambages la volonté politique et mondaine de faire de la GLNF un « Grand Orient de droite », s’en est allée vers un clubisme confidentiel ;
  • Quant aux thuriféraires du SCPLF ils ont pour leur part créé la GLAMF, avec l’ambition affichée de promouvoir sur les ruines de la GLNF, une régularité dite « nouvelle » porteuse de la Haute science maçonnique de l’Ordre écossiste des Suprêmes Conseils du REAA ;
    Les chantres du groupe de « la haute science des Hauts Grades REAA » ambitionnent au surplus de créer « en Europe », un pôle mondial de régularité maçonnique, indépendant de l’Ordre régulier, afin, disent-ils de « régénérer » (sic) la Franc-maçonnerie régulière, devenue décadente à leurs yeux.
  • À en croire ces « régénérateurs de régularité mondiale » la reconnaissance de la GLNF par les « Home Grand Lodges » est de peu d’importance car elle n’est intervenue, disent-ils, que pour de mauvaises raisons (Ils précisent que c’est probablement pour maintenir l’hégémonie anglaise sur un Ordre mondial régulier en état d déliquescence)
    À les en croire en effet, la GLNF n’a rien changé de ses pratiques obédientielles passées, de sorte que les causes qui occasionnèrent le retrait de reconnaissance d’hier, sont toujours présentes aujourd’hui. Cependant par indulgence et dans un élan de magnanimité, ils se disent prêts à faire une (toute) petite place à la GLNF au sein de leur organisation confédérative, appelée CMF, à condition toutefois que la GLNF, au-delà de sa reconnaissance par les « Home Grand Lodges », accepte de faire des efforts importants pour correspondre aux critères de « régularité supérieure » qu’ils proposent. (Probablement de faire allégeance à la « régularité européenne supérieure de Rites », en lieu et place de la « régularité de l’Ordre régulier traditionnel de la GLUA »)
  • Bien évidemment la GLNF qui ne demande rien à la CMF, n’a que faire des fantasmagories pseudo élitistes de ces Ordres de rites particuliers et de leurs obédiences affidées.
    Il reste parfaitement entendu que pour elle, « The Craft », c’est la Franc-maçonnerie des Trois grades ; que les « Constitution ou Règlement généraux » sont les structures nationales qui administrent « The Craft » dans un pays donné : English Constitution, Irish Constitution ; et qu’enfin les « Degrees beyond the Craft », sont les grades ou degrés situés au-delà (à-part) de la Franc-maçonnerie régulière, en tant que « side degrees », et donc en tant que degrés accessoires aux Trois degrés constitutifs de l’Ordre régulier traditionnel.  

LA CINQUIÈME EXIGENCE DE RÉGULARITÉ
LA FRANC-MAÇONNERIE RÉGULIÈRE SUPPOSE ENFIN UNE STRUCTURE JURIDIQUE DE GRANDE LOGE  QUI AUTORISE, QUI CONTRÔLE ET QUI VALIDE, LA MISE EN ŒUVRE STRICTE ET EFFECTIVE DES ÉLÉMENTS DE RÉGULARITÉ

A priori, aucune organisation maçonnique n’est tenue de se plier à l’orthodoxie des « basic principles » de la GLUA et les organisations maçonniques choisissent les principes et les structures maçonniques qui leur conviennent. Mais l’on imagine mal, sauf inconséquence, qu’une organisation maçonnique puisse sérieusement revendiquer le statut international de dépositaire des valeurs de « l’Ordre Universel de la Franc-maçonnique régulière » sur le territoire français, si dans le même temps elle rejette les « basic principles » qui fondent et structurent l’Ordre régulier.

Et l’incohérence apparait plus grande encore, si l’organisation concernée est dotée d’une « Constitution » qui révèle, par les structures qu’elle organise, par les énonciations de principe qu’elle contient, par le système d’organisation de ses Loges en « Maisons de Rites », et par le recrutement exclusif des membres de ses instances de régulation parmi les titulaires des Hauts Grades du Rite ; une incompatibilité évidente avec les règles, les pratiques et la doctrine de l’Ordre régulier.

Maintenir plus que jamais une régularité vigilante

Bien que la « Reconnaissance » de la GLNF ne soit après tout, que la confirmation d’un retour à une régularité dont elle n’aurait jamais dû s’écarter, le rétablissement de reconnaissance témoigne du travail remarquable de remise en Ordre effectué par la gouvernance actuelle.

La tâche n’était pas aisée dans un contexte organisationnel très dégradé.

Mais patiemment et méthodiquement, sous la conduite d’un Grand Maître qui a maintenu sans faillir les engagements de réforme régulière, qu’il avait pris, la GLNF s’est remise en Ordre de régularité.

L’enjeu était considérable car un échec eut signé la fin de l’obédience.

N’oublions-pas en effet que la régularité initiatique « représente » la substance même de la GLNF, dès lors qu’elle a été précisément créée pour que la Franc-maçonnerie de stricte « régularité » soit présente sur le territoire français.

Et l’on sait que par suite des dérives clubistes de l’ancienne gouvernance, la GLNF était devenue une obédience de Franc-maçonnerie « substituée » dont les défaillances, furent alors opportunément exploitées par les activistes du SCPLF du REAA qui ont vu, dans ce naufrage clubiste, l’occasion qu’ils attendaient depuis longtemps de rompre avec la maçonnerie de régularité traditionnelle dont ils ont toujours contesté l’autorité et l’effectivité initiatique.

La GLNF a alors failli sombrer corps et biens, jusqu’à ce que, au bout du bout des difficultés et des désespérances, advienne la solution heureuse (et pour certains inattendue), que l’on sait :

Une nouvelle gouvernance est intervenue, bien décidée à renouer avec les fondamentaux de la régularité traditionnelle. Avec un tel programme, le retour en reconnaissance de régularité ne pouvait que suivre pour consacrer tout autant l’honneur perdu, que l’honneur retrouvé de la GLNF, le but étant de rappeler à tous les membres de la GLNF l’obligation de rester en tous points fidèles aux principes de l’Ordre et donc de demeurer dans un état de vigilance lucide et de rigueur persévérante, que nourrit désormais le souvenir encore vivace des erreurs passées.

Car loin d’installer la GLNF et ses membres, dans le confort repu d’une situation acquise, cette « reconnaissance » rappelle à chacun et à tous, l’impérieuse obligation dans laquelle il se trouve d’interroger sans cesse sa fidélité à  la régularité traditionnelle de l’Ordre, afin que celle-ci demeure le guide permanent et infaillible des pratiques institutionnelles et des comportements de tous.

On songe ici à des vigilances aussi fréquentes et vitales que, le recrutement judicieux de nouveaux membres et leur introduction initiatique dans l’Ordre régulier ; la création de nouvelles Loges de stricte régularité ; la croyance des membres des Loges en l’effectivité opérative et spirituelle de l’Initiation ; la vigilance doctrinale et l’argumentation juste en présence des tentations de facilité et d’éclectisme prônées, sous couvert de modernité, par les  partisans de la Franc-maçonnerie « clubiste » ; la fermeté doctrinale face aux assertions condescendantes des pseudo-savants de Hauts Grades qui calomnient l’initiation de la Franc-maçonnerie régulière pour mieux rameuter le chaland vers leurs officines de Hauts Grades et leurs obédiences satellites...

La régularité, telle la bonne sentence…

Plus forte que jamais dans sa régularité retrouvée, la GLNF n’est en rivalité avec personne. Elle ne désire rien d’autre que de servir la Franc-maçonnerie de régularité traditionnelle et que d’entretenir dans le respect des Traditions de chacun, des liens de maçonnerie sociétale apaisés avec toutes les Franc-maçonneries, présentes dans le paysage maçonnique.

Elle ne craint pas l’avenir car elle a payé pour savoir que la régularité maçonnique est un impératif exigeant, qui porte dans sa rigueur même, telle « la bonne sentence » qu’évoquait F. Nietzsche dans « Humain, trop humain », l’aliment sûr et impérissable de la réalisation initiatique traditionnelle.

« Une bonne sentence est trop dure à la dent du temps et tous les millénaires n’arrivent pas à la consommer, bien qu’elle serve à tout moment de nourriture ; elle est par là le grand paradoxe de la littérature, l’impérissable au milieu de tout ce qui change, l’aliment qui reste toujours apprécié, comme le sel et, comme lui encore, jamais ne s’affadit » (Nietzsche : Humain, trop humain)

Puisse la GLNF se nourrir à satiété de « la bonne régularité » de l'Ordre traditionnel.

RAMINAGROBIS

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commentaires

le voyageur 07/10/2014 09:54

TC RAMINAGROBIS,
ça avance,
je viens de m'inscrire au "national" non par ambition mais parce que le patron est Jacques P..ts
il était grand secrétaire et a quitté le SCPLF par désaccord avec JL F....on savait déjà que JL F avait taillé ses canines mais j'ai cru que c'était passagé.
normalement (sic)l'ambiance ne sera pas la même au nouveau SC et on peut espérer qu'une grande partie de l'héritage intello sera écartée au profit de la spiritualité bien comprise.
Très fraternellement

Raminagrobis 07/10/2014 13:53



TC Voyageur,
Je n'imagine pas un instant que le nouveau SCNDF puisse envisager de ne pas respecter la régularité maçonnique traditionnelle alors qu'il souhaite se joindre aux SC internationaux
réguliers; ni que la GLNF accepte d'accréditer la fréquentation d'un SC qui n'offrirait pas toutes garanties sur ce point.
Il est bon dès lors que des FF comme toi participent à la constitution du réseau national du SCNDF dans le respect des principes.



ma contribution 23/09/2014 20:42

ce propos me rappelle ce qu'en dit l'artiste:

"il fallait quelqu'un pour faire Bob Dylan et c'est moi qui l'ai fait" Bob Dylan

citation authentique!

Raminagrobis 24/09/2014 09:01



C'est tout dire !
Merci à toi !



le voyageur 17/09/2014 08:43

TC Raminagrobis,
on s'approche de la conclusion,
je te fais part de mon sentiment personnel, tu me connais assez pour comprendre qu'on a beau avoir deux coeurs et deux cerveaux, à un moment ça fait mal:
- j'attends le dernier moment pour démissionner du SC (les cotisations vont jusqu'au 31 décembre...mais la fête de l'Ordre va être intéressante). je n'admet pas encore que mes casquettes violettes
restent amorphes devant cette catastrophe...
je suis soumis comme tout le monde au chant des sirènes mais comme Ulysse, je suis attaché...à mes trois premiers degrés!
- concernant un futur SC (inévitable) j'espère que de nouveaux ayatollahs ne vont pas remplacer KITUSAIS et consorts.
Très fraternellement

Raminagrobis 17/09/2014 15:51



Cher Voyageur et BAF,
As-tu perdu la raison ? Tu sais bien que Kitusais et consorts, ne sauraient être remplacés vu, qu'ils sont ... irremplacables !
Mais tu as raison d'être vigilant concernant le futur SC, étant donné que beaucoup de Hauts gradés ont la facheuse manie de cultiver une forme de modestie ... aussi prétentieuse,
qu'ostentatoire.
On n'imagine pas cependant la GLNF passant demain un accord avec un Suprême Conseil, qui n'exprimerait pas clairement son respect à l'égard de la Franc-maçonnerie régulière.
Avec le SCPLF de ce jour, à l'évidence c'est fichu. L'ultimatum demeure clair (depuis l'origjne). Ou bien l'on choisit l'Ordre écossais, ou bien l'on s'en va.
La vision régulière des Hauts grades du REAA, degrés complémentaires de l'Ordre régulier est l'horreur absolue aux yeux de ceux dont la "casquette violette" est vissée sur la tête. (Au
fait, tu connais l'anecdote du chanteur français qui voulait ressembler à Bob Dylan à qui une bonne fée fit un jour l'offre suivante : "Je te propose de choisir le chapeau de Bob Dylan que
tu pourras mettre immédiatement et ressembler à Bob Dylan, ou le talent de Bob Dylan, auquel tu n'accèdera que plus tard, après des efforts et des sacrifices" La réponse fut immédiate et la
carrière du chanteur a montré que d'évidence l'homme en question s'est précipité sur... le chapeau.
Mon cher Voyageur, bravo en tout cas pour ta fidélité. Après tout ce n'est pas n'importe qui, qui au nom de la "régularité" maçonnique de tradition, refuse la fonction "d'avatara" (ou envoyé du
ciel sur terre), en se voyant proposer le 33ème degré.
Mais je me suis laissé dire que les envoyés de Dieu, choisis par cooptation au sein du SCPLF, n'étaient plus tout à fait ce que le SCPLF prétend qu'ils sont.
Je t'embrasse.



Bienmalachie 14/09/2014 13:30

Que réponds-tu au GM de la GLAMF, A. JUILLET, qui a fait savoir par message du 9 septembre 2014 que la menace d’exclusion de la GLNF des FF écossais qui fréquentent le SCPLF est, je cite : « à
l’évidence contraire aux lois françaises sur le droit d’association qui garantissent à chacun la liberté d’adhérer aux associations de son choix sans que quiconque puisse le lui interdire » ;
ajoutant qu’il y aura forcément procès si des exclusions sont prononcées ?

Raminagrobis 14/09/2014 13:33



Mon TCF Bienmalachie,


Rien ou presque rien, tant le comportement général et l’argument utilisé sont dérisoires.


On se croirait revenus quelques années en arrière quand l’association FMR, UDLR et autres clones successifs
proposaient à ses adhérents des stratégies procédurales et des procédures groupées pour la défense de leurs droits. Circulaient alors toutes sortes affirmations, d’autant plus péremptoires que
ceux qui les répétaient cherchaient surtout à se rassurer eux-mêmes.


Nous avons raison, disaient-ils car nous sommes assurés du concours des meilleurs avocats parisiens. Propos de
grande gaminerie s’il en est (très parisienne au demeurant) puisque l’autre camp, comme toujours dans le monde procédural, se rassurait lui-aussi avec le même argument : « non, c’est
nous qui avons les meilleurs ! »


Apparemment, A. Juillet cherche à influencer les FF de la GLNF et donc il leur fournit « des éléments de
langage » pour obtenir que certains se lancent dans une procédure contre leur obédience pour la défense du droit de fréquenter les gens de la GLAMF au sein du SCPLF.


En communicant peu imaginatif, A. Juillet se dit que peu importe que la ficelle soit grosse, ça ne mange pas
de pain d’essayer. Ceci d’autant plus qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort, et que dans ce cas l’élégance et la crédibilité du moyen n’entrent pas en ligne de compte. Après tout, nous
sommes dans une société où l’absence de scrupules, voire de décence, passe aux yeux de beaucoup pour suprême habileté étant donné que les décervelés, sont parait-il, les plus nombreux et les plus
réactifs en démocratie d’opinion (La propagande grossière est donc, pour les gens sans scrupules, et donc pour les non-initiés, une arme pratique de première grandeur, même si elle montre
rapidement ses limites)


Car y a encore en effet au sein de la GLNF, quelques braves écossais sentimentaux qui croient A. Juillet
lorsque celui-ci affirme vouloir se battre au nom des grands principes de fraternité maçonnique, alors qu’il s’agit rien moins que de voler au secours du SCPLF dont la survie ainsi que celle de
la GLAMF est devenue problématique.


L’équation est simple à comprendre.


Si, plus de FF GLNF officiellement présents au SCPLF, plus de régularité internationale du SCPLF parmi
les Suprêmes conseils américains gardiens de l’orthodoxie écossiste. Et si, plus de régularité écossaise du SCPLF, plus de GLAMF reconnue par qui que ce soit d'autre que la GLF. Il en va ainsi
depuis toujours, et donc il en allait ainsi, lorsqu’en 2012, le SCPLF a décidé de créer la GLAMF, en obédience de Rites.


La réalité est donc que A. Juillet,  en bon soldat du SCPLF,propagande les FF de la GLNF, pour voler au
secours du SCPLF.


Il sera donc intéressant de voir, s’il dispose au sein de la GLNF des sous-marins dormants capables d’engager
une telle procédure.


Quant à cette procédure, il va falloir que les intéressés fassent preuve de courage et de persévérance, car
elle n’a pratiquement aucune chance d’aboutir. 



Biemalachie 08/09/2014 18:37

Mon TCF Raminagrobis,
Suppose un instant que les Cinq européennes dans un élan écossiste, encouragé par les Suprêmes conseils nord-américains, reconnaissent la CMF. Ils vont faire quoi, vos écossais du REAA qui veulent
poursuivre un cursus de Hauts Grades ?
Bienmalachie

Raminagrobis 08/09/2014 18:51



Mon TCF Malachie,
Le 22 juillet 2013, il y a un plus d’un an, pour la rentrée dernière, je publiais sur ce blog OFFENSIVE D’AUTOMNE - Le blog de
le-myosotis.de.septimanie.over-blog.com J’y
exposais la conviction que les cinq GL dites européennes n’avaient pas une sympathie particulière pour la GLAMF, mais qu’elles voyaient par cette dernière, l’opportunité de faire revenir la GLDF
dans le concert écossiste des Juridictions Nord-Américaines, dont elle avait été écartée précisément en raison de la non-conformité de son recrutement au sein de Loges de stricte régularité
anglo-saxonne. (On reproche au SCDF son « Écossisme en 33 degrés et on lui avait préféré dans le concert des suprêmes conseils, non sans quelques réticences, le SCPLF précisément créé
en 1965 pour représenter la régularité.Mais sur « le continent européen », les
autres « Suprêmes conseils » n’ont pas vraiment accepté cet état de fait. C’est cette solidarité européenne de Suprêmes Consels qui explique que les cinq européennes sous influence
de leurs Suprêmes conseils, ont « exigé » que la Confédération maçonnique Française (CMF) s’organise autour de la GLDF. (Faire entrer la GLDF dans la régularité, c’est du même coup,
faire en sorte que le SCDF devienne régulier selon les critères des Suprêmes Conseils américains)Du fait de la crise de régularité traversée par la GLNF, les américains (des Suprêmes Conseil du District Nord-Américain) navrés de la situation de crise de la GLNF,
étaient redevenus sensibles aux sollicitations européennes pour les raisons que j’écrivais alors.J’écrivais en effet dans le texte en lien ci-dessus :


«La reconnaissance de la régularité anglaise est une partie de billard qui se joue à plusieurs
bandes.…Comme on le voit, la GLUA conserve « deux fers au feu ». Ce qui bien sûr, ne
rassure personne.D’où la déclaration des Cinq
européennes qui est une manifestation d’impatience.Que faut-il déduire de cette déclaration ?Tout d’abord que les juridictions américaines sont perçues comme partagées
entre dépit et lassitude. Fidèles alliées de l’Angleterre, elles avaient procuré à la GLNF (la protégée de la GLUA), un Suprême Conseil conforme aux normes anglo-saxonnes. Or voilà que celui-ci
les abandonne pour rejoindre le camp européen. On comprend leur dépit. Et on comprend aussi leur lassitude à l’idée de devoir recommencer l’opération RIANDEY d’autant plus que les enjeux internationaux actuels n’y sont guère
favorables. Et puis, ici aussi, cette perspective suppose avant tout une confiance quant à l’avenir et à la solidité de la GLNF. Or sur ce point, rien n’est
réglé. » 


Aujourd’hui, un an après, la situation est claire. La GLNF a repris sa place dans le concert mondial de la
régularité, comme ont tenu à le rappeler avec force, les Home Grand Lodges, par leur dernier communiqué du 27 août 2014 :
Joint statement on the Berlin Declaration - Freemasonry Today
Il est dès lors acquis que l’objectif des cinq européennes de faire reconnaître la GLDF ne sera pas atteints et que le SCPLF aura beau faire corps avec le SCDF comme le prévoit le SGC du SCPLF
dans son courrier aux membres de sa juridiction, les cinq grandes Loges européennes sont solennellement averties qu’elles commettront un grave violation, en reconnaissant la CMF sans l’accord de
la GLNF ( La GLUA rappelle au surplus qu’une Confédération doit être régulière en toutes ses composantes, ce qui est loin d’être le cas dans le projet CMF)Quant aux Suprêmes Conseils américains, ils n’ont plus de raison aujourd’hui « d’être
partagés »Il est donc clair que le SCPLF ne peut plus être reconnu dans la régularité des Suprêmes conseils mondiaux.