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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 15:47

Les grands principes 

 

Nulle  structure étalon, nul mode particulier de fonctionnement ne s’imposent légalement aux organisations « maçonniques ».

Les finalités de « la Franc-maçonnerie » et ses méthodes ne sont prescrites par aucune autorité officielle.

Chaque organisation adopte la conception et la pratique de la Franc-maçonnerie qui lui convient.

 

La loi de 1901 et le rôle déterminant des statuts en Franc-maçonnerie

 

Le droit de se réunir pour pratiquer en commun une activité privée est en France, une « Liberté Publique » que la loi du 1er juillet 1901 formule dans son principe.

Lorsque les personnes réunies agissent dans un but autre qu’un « partage » de bénéfices,  leur collectif se transforme de plein droit en une « personne morale » (déclarée ou non déclarée) appelée « association »

Les associations ne sont pas des structures réservées uniquement aux activités philanthropiques, culturelles ou sportives. Elles sont avant tout des personnes morales qui, dans un cadre privé et sous une appellation unique, permettent l’exercice en commun d’activités diverses et variées.

Si l’objectif de l’activité est celui de pouvoir « partager » les bénéfices réalisés, la personne juridique n’est plus une association. Elle dépend alors des législations qui régissent les « sociétés » civiles, commerciales, ou autres.


Loi de 1901 et l’impératif de gestion « démocratique »

 

La loi de 1901 définit dans son article premier les éléments de fait qui constatent l’existence de plein droit d’une organisation associative.

Mais elle ne se préoccupe, ni de l’ « objet associatif », ni des modalités de mise en œuvre de l’activité,  ni de la gouvernance chargée du fonctionnement associatif.

Tous ces « contenus », sont laissés à la libre appréciation des fondateurs, qui inscrivent dans leur contrat constitutif (généralement appelé « Statuts et Règlement intérieur »), les définitions et les règles de vie privée qu’ils estiment opportunes, avec pour seules limites, la licéité intrinsèque de l’activité choisie et le respect à minima de l’ « ordre public et des bonnes mœurs », tels que définis par la Jurisprudence des Libertés Publiques. (Rappelons à ce propos que ne sont prohibées que les activités qui portent atteinte, de manière significative, à la « Paix publique »)

Dès lors et contrairement à une idée faussement répandue, une association n’est jamais tenue d’adopter des règles de gestion « démocratiques » ; la loi de 1901 ne faisant aucune obligation de prévoir une assemblée générale, ni même d’avoir un organe quelconque de contrôle chargé d’exprimer, et à fortiori d’imposer, l’opinion collective des membres associés. (Mais elle peut, bien évidemment se doter de tels organes, si tel est le choix des fondateurs)

Une association adopte donc le mode « privé » de fonctionnement qui lui convient.

Libre aux candidats d’adhérer ou de ne pas adhérer.

  

Une totale liberté dans le mode de gouvernance

 

La mise en place d’une gestion démocratique n’étant pas une exigence de la loi du 1er juillet 1901, les associations offrent des profils de gestion extrêmement variés.

Certaines sont dites « ouvertes » car elles accueillent - généralement sous conditions - des membres nouveaux, alors que d’autres sont « fermées », sans aucune possibilité d’entrée.

Certaines sont « participatives, voire libertaires » (Il en est ainsi lorsque l’association est constituée en laissant à ses membres le soin de définir eux-mêmes et d’organiser collectivement, par des décisions majoritaires, les objectifs et les moyens associatifs)

D’autres, sont « autocratiques » n’ayant aucune assemblée, s’agissant par exemple de réaliser une mission ponctuelle dans un contexte confidentiel.

D’autres enfin adoptent une structure de type aristocratique s’agissant de gérer « une communauté » dont l’objectif exclusif est de « partager » des valeurs spirituelles, objectif qui suppose une gouvernance exclusivement dédiée au seul service des valeurs concernées. (Idéal chevaleresque)

Nb1. : À noter qu’une gouvernance de type « démocratique » n’est pas adaptée à une communauté constituée autour d’un partage de valeurs spirituelles.

En effet, les communautés d’observance ont vocation à célébrer « des valeurs » supérieures, préexistantes et référentielles.

Alors que les systèmes démocratiques ont la particularité d’organiser leur fonctionnement selon l’opinion collective de leurs membres.

Les systèmes démocratiques ne peuvent dès lors pas être un lieu d’émergence « de valeurs transcendantales » et de dévouement à ces dernières.

Nb2. : En Franc-maçonnerie régulière et traditionnelle par exemple, « les valeurs » du groupe sont « la connaissance spirituelle » à laquelle l’on accède à l’issue d’une initiation rituelle d’origine ancestrale ; l’objectif de l’initiation étant de révéler à l’initié les dimensions  transcendantales et universelles de la conscience.

On voit mal ce que des "valeurs" choisies « démocratiquement » pourraient apporter à ce système.

 En résumé et pour faire simple, constatons que par nature, une initiation maçonnique régulière n’est concevable que si la structure obédientielle au sein de laquelle l’initiation intervient, ne place pas l’opinion « séculière » de ses membres ou le « pouvoir » accaparé de certains de ses membres, au-dessus « des valeurs » qui sont constitutive de l’essence de la Franc-maçonnerie.


Les Ordres : Des organisations exclusivement consacrées au partage et à la pratique « d’une spiritualité »

 

Les Communautés religieuses et les « Ordres » en général, ordonnancent leur organisation autour d’une hiérarchie de dignitaires

Ces dignitaires cooptés ou nommés par la hiérarchie, disposent de l’« autorité » nécessaire à la protection, la diffusion et la mise en acte « des valeurs » du groupe.

NB : L’organisation du groupe autour de « ses valeurs » est essentielle dans un Ordre.

On notera en effet que les dignitaires de l’Ordre reçoivent mission précise et exclusive de veiller à la  protection, à la diffusion et à la mise en acte - non pas« du groupe » (le groupe n’est rien sans les valeurs qui le constitue) - mais à la  protection, diffusion et mise en acte - « des valeurs » - du groupe.

C’est au demeurant la référence « aux valeurs du groupe » qui motive l’adhésion des membres dans ce type d’association et c’est en raison de leur dévouement « aux valeurs » du groupe que les dignitaires sont mis en situation d’« autorité » au sein du groupe (gestion de type aristocratique)


L’Ordre régulier

 

Une communauté ainsi organisée s’appelle « un Ordre »  

Un Ordre peut être religieux, civil ou militaire.

S’il est religieux, il est « régulier » ou « séculier », selon qu’il obéit à « la règle d’un Ordre monastique » ou qu’il vit dans « le siècle », parmi les laïcs.

Le qualificatif « régulier » est un emprunt au métier de bâtisseur : la « règle » étant l’instrument nécessaire pour qu’un mur « monte droit »

Par homologie allégorique, la « Règle » est devenue pour le monachisme (grand constructeur d’abbayes et de monastères) la méthode spirituelle « du Maître » (par référence à la « Règle monastique » de « deuxième génération » dite « Regula magistri » qui servit à son tour de référence à la célèbre « Regula benedicti)

Ainsi, plus qu’un instrument juridique, « la règle » propose une conduite de vie « pour marcher droit vers Dieu » C’est elle qui « inspire » la Vie du moine et lui offre une « manière » de vivre la Foi.

De manière similaire, la régularité maçonnique détermine la bonne façon de vivre « les valeurs » initiatiques fondamentales de la Franc-maçonnerie au sein d’un Ordre maçonnique.

D’où le sens premier de la régularité maçonnique : Les « Règles de l’Ordre maçonnique » inspirent et organisent le service « des valeurs spirituelles » d’une Communauté exclusivement constituée d’« Initiés » Francs-maçons.

  • La Règle monastique inspire et organise la construction du Temple de la Foi.
  • La Règle initiatique de la Franc-maçonnerie, inspire et organise la Construction du Temple de la Spiritualité »

Oublier la vocation initiatique de la Franc-maçonnerie c’est perdre « la régularité »

 

La dévotion aux « valeurs du groupe » étant « la raison d’être de l’Ordre », il va de soi que si ces valeurs disparaissent, sont outragées ou dévoyées d’une manière quelconque par ceux qui en ont la charge, la légitimité de la communauté toute entière et celle de ses dignitaires, se volatilise.

NB : La perte ou la perversion « des valeurs » s’entend surtout comme la perte « de l’Esprit » des valeurs ; la référence à des « valeurs » maçonniques pouvant verbalement exister dans certains systèmes - comme c’est le cas pour la maçonnerie « irrégulière » - mais, sans parvenir à produire une quelconque efficience initiatique ; le but recherché étant dans ces systèmes « irréguliers » de maintenir l’illusion que l’on participe à une activité réellement maçonnique.

  

Un Ordre dédié au service de « valeurs principielles ou transcendantales » suppose nécessairement le recours à une organisation de type « aristocratique »

 

Au sens premier, une organisation de type aristocratique est une organisation gouvernée « par les meilleurs » et dès lors, s’agissant de la gouvernance d’un Ordre, par les « meilleurs » défenseurs « des valeurs » de l’Ordre (et non pas des meilleurs défenseurs « de l’Ordre »).

À cette condition et à cette condition seulement une autorité aristocratique, qui sert « les valeurs » dans la fidélité à la « Règle », demeure légitime et efficace.

Mais, si pour une malheureuse raison, l’autorité vient à s’écarter de sa vocation de service « des valeurs », alors elle change immédiatement de nature pour se transformer en un simple « pouvoir » de type oligarchique » (pouvoir accaparé par quelques-uns à des fins propres) ; ou de nature despotique (pouvoir accaparé par un seul à des fins personnelles de pure vanité ou autres)


Il est essentiel de ne pas laisser « l’autorité » se réduire à la dimension d’un « pouvoir »:

 

Une « autorité » au sein d’un groupe n’a de sens et de vertu, que si elle est dédiée au service des « valeurs supérieures et fondatrices du groupe » ; alors qu’un « pouvoir » peut s’exercer indépendamment de toute légitimité par imposition directe de la « puissance » temporelle et matérielle, qui domine le groupe.


« Le pouvoir »

 

Parce qu’il est l’expression brute de la « puissance temporelle et matérielle du groupe », « le pouvoir » sert indifféremment n’importe quel « maître ».

Il impose son « imperium » quel que soit son objet, aussi longtemps et aussi fortement que la puissance matérielle sur laquelle il repose, le permet. (Ainsi le veut la « naturalité » de la force. Cf. Le très fameux : « Vae victis ! »)

Parce qu’il intervient selon la possibilité autocratique de « la force » dont il est l’expression, « le pouvoir » est « arbitraire ».

NB : « Arbitraire » ne signifie pas obligatoirement « au service du mal », mais seulement « indifférent au bien comme au mal », « amoral », « sans valeur transcendantale », sans autre « légitimité » que la pesanteur que lui confère la puissance brute de « la force ».


« L’autorité » offre un tout autre visage

 

Une « autorité » doit nécessairement pour accéder à la souveraineté, (pour être agissante dans le monde réel), manifester sa présence, en totale conformité avec « les valeurs principielles » dont elle se réclame, car « une autorité » ne dispose que de la force que lui confèrent les valeurs qu’elle sert.

L’autorité est dès lors un instrument d’organisation plus délicat à mettre en œuvre qu’un « pouvoir », puisqu’un pouvoir s’impose de lui-même par la force des circonstances, alors qu’une « autorité » n’est jamais reconnue et respectée, que par ceux qui ont foi dans les « valeurs spirituelles » pour le service desquelles l’autorité a été instituée.

Ainsi à priori les systèmes « d’autorités » semblent fragiles.
En profondeur cependant, ils sont seuls à disposer d’une souveraineté réelle.

  

La Foi dans les « valeurs spirituelles » n’est pas une attitude « spontanée » 

 

Elle n’existe et ne fait sens que pour ceux qui, à l’issue d’un « travail d’intériorité », (un travail initiatique sur eux-mêmes), parviennent à comprendre, en pleine conscience, que « les valeurs » d’ordre spirituel disposent d’une puissance effective très largement supérieure à la puissance contraignante de la force brutale.

Dans les Évangiles, le Christ invoque cette « force spirituelle » lorsqu’il en appelle à  « la Puissance de mon Père », et toutes les religions ou même les philosophies, admettent que la Puissance spirituelle est la Dimension Supérieure des Forces de l’Esprit qui animent le Monde.

(C’est au demeurant cette prise de conscience de la puissance supérieure des « valeurs spirituelles »  qui donne crédit aux « valeurs morales » en général.)

Il est donc tout à fait légitime d’invoquer l’effectivité supérieure des « valeurs morales » ; mais à la condition toutefois de préciser - afin de ne pas tomber dans l’impasse idéaliste de notre monde occidental - que « ces valeurs » ne sont pas celles inscrites dans la dimension théorique d’un monde idéalisé ou « d’un au-delà » utopique (« moralisme des « outres mondes » ou des « lendemains qui chantent ») - mais qu’elles sont réelles, effectives et souveraines, ici et maintenant, sur le terrain concret de la réalité/vérité de notre « Monde ».

(On se remémorera les Paroles du Christ disant : « Je suis dans le - monde » (dans le monde des réalités/vérités éternelles cachées sous les apparences) « mais je ne suis pas – du monde » (le monde de la conscience immédiate et grossière)

  

La Force de ceux qui voient au-delà des apparences

 

Seuls ceux qui voient au-delà des apparences ; qui accèdent à l’intelligence de la « Spiritualité présente dans le Monde », sont en possibilité d’admettre que les « valeurs » sont les « outils » principiels – (efficaces parce que principiels) - que « l’Esprit-Saint », « Dieu », « les Dieux », « le Mystère », le « Un le Tout », ou « l’Inconnaissable » propose aux hommes afin que ceux-ci voient et agissent « en Vérité » et en « Esprit », dans le monde, avec une intelligence reliée à la spiritualité du Monde. (Une intelligence « religieuse » au sens premier du terme)

Il faut pour cela que leurs actes s’accomplissent, non pas en vue de leur propre gloire d’initié, ni pour la satisfaction « d’un développement individuel », ni pour la gloire ou le bonheur « des hommes » en général ou même pour celle de « l’Humanité », mais pour que s’accomplisse l’Esprit dans le Monde.

  • Cet accomplissement est la valeur de référence suprême de tous les Francs-maçons régulièrement initiés ;
  • Aussi, tous les Francs-maçons réguliers - chacun d’eux engageant dans l’œuvre commune le meilleur de lui-même - sont-ils collectivement consacrés à la construction du « Temple de l’Esprit » en étant portés par le seul désir de  faire advenir la « Gloire du Grand Architecte de l’Univers »

La puissance souveraine de l’initiation maçonnique

 

C’est pour parvenir à la « Connaissance initiatique » que de tous temps, l’humanité en appelle à la puissance méconnue des rites initiatiques et plus précisément, dans nos sociétés occidentales, à la puissance méconnue des secrets et méthodes de l’initiation maçonnique.

L’initiation maçonnique en effet, dès lors qu’elle est « régulière » et non pas « un simulacre de bateleurs de foire », donne accès à « la Connaissance »

Cette « connaissance » est certitude ;

Elle permet à un initié de témoigner qu’en profondeur, sous la grossière matérialité du monde, ce n’est pas « la force brute  et contingente des apparences » qui conduit le monde, mais la force « des valeurs » révélées aux hommes par l’Initiation.

Transmise dans le Saint d’une Loge souveraine par la vertu de l’Initiation maçonnique de la Franc-maçonnerie, la Connaissance fait de l’initié un Homme « nouveau », un Homme « Libre d’agir en Vérité ». Autrement dit « un Homme » apte à participer à la Communauté universelle des Francs-maçons réguliers rassemblés dans l’Ordre maçonnique.


L’Ordre maçonnique de la GLNF et le projet de nouveaux statuts

 

Le projet de nouveaux statuts de la GLNF répond aux exigences fondamentales que l’on vient de dégager ci-dessus.

  • Il stipule la souveraineté initiatique des Loges chargées de conduire les Francs-maçons vers la profondeur des valeurs initiatiques de la Franc-maçonnerie;
  • Il reconnaît « la sacralité fondamentale et inviolable des Loges », sans laquelle l’émergence de l’initié Franc-maçon n’est pas possible;
  • Il organise la présence d’un Ordre institutionnel dont la fonction est de réunir « les initiés des Loges » dans une Communauté de Francs-maçons consacrée, sous l’autorité des dignitaires de l’Ordre, au service exclusif des « valeurs initiatiques » de la Franc-maçonnerie.

(À suivre)

RAMINAGROBIS

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Published by Raminagrobis
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n°34 04/01/2014 23:51

Mon F:. Raminagrobis : Les loges ne pratiquent pas l'initiation, elles initient tout simplement sans besoin de personne ni de quelqu'un qui les surveille, car elles seules ont ce "pouvoir". Dire
que cette dernière est "surveillée" voudrait dire que l'obédience et non pas l'Ordre comme tu le dis est au dessus de la loge, or sans loge pas d'obédience. C'est là toute la perversité de la
chose, faire croire que ce qui procède est supérieur à ce qui est. C'est le même problème quand on vous rabache que l'on est nait dans l' obédience, on ne nait pas dans une obédience mais bien et
seulement dans une loge souveraine qui devient votre loge mère, une fois pour toute et à vie.
Frat

Raminagrobis 05/01/2014 09:44



Mon Frère 34,


Amusant ! Ce désir de prendre en défaut par des arguties.
Le verbe "pratiquer" te gêne. Il ne devrait pas, car l'Initiation est bien "une praxis" par différenciation d'avec un "savoir"
Dire que les "Loges", parce qu'elle se désignent d'elles-mêmes comme des Loges, "initient" comme par magie. C'est de la pure superstition littéraliste. La Loge "initie" non pas parce qu'elle est
une "loge", mais en vertu de ses "qualifications initiatiques" de fond et de forme. (C'est le thème de mon prochain article)
La "surveillance" comme tu dis, n'est pas une condition initiatique certes, mais c'est un système de garantie de la présence des qualification initiatiques permettant de séparer au sein d'une
multitude de "machins" qui revendiquent la stature d'une Loge initiatique, le "bon grain de l'ivraie" .
Quant à l'Ordre, confrérie de véritables initiés et non pas d'initiés "mondains", c'est très précisément la création induite par les Loges régulières, comme je n'ai jamais cessé de l'écrire.(Il
suffit de savoir/vouloir lire)
Mais induite par les Loges "régulières" seulement, car elles seules "initient effectivement", les autres barbouillent leurs membres de jargon maçonnique.  



joaben 29/11/2013 17:37

Etrange discours ...
Servel ne pas s'opposer à la reforme dont il est l'auteur !!!
J'attends toujours que tu depases les declaration de propagande pour te pencher sur LA REALITE de la dite reforme.
Cette réalité ne se lit pas dans GLNF Magazine mais dans le contenu de la dite reforme, qui au contraire de ton affirmation va exactement dans le sens opposé de ce que tu avances.
Suffit pas de jouer sur les mots ! Il faut examiner la réalité.
Simple exemple parmi tant d'autres :
Avec la composition de l'AG proposé par Servel, le vote negatif connu par Stifani à l'AG de 2010, se transformerait en vote positif pour Servel.

Raminagrobis 30/11/2013 10:42



Tu es terrible dans ton genre. Je m'efforce de mettre en évidence la structure nécessairement non démocratique d'un Ordre maçonnique qui, pour sa part, fonctionne ou dysfonctionne selon la
distinction fondamentale entre autorité et pouvoir, et toi tu continues à nous parler de suffrages et d'assemblées selon les statuts irréguliers de 2009 !
La réforme en cours ne saurait, comme tu le fais, s'apprécier à l'aune des possibilités d'expression des suffrages démocratiques qu'elle offre à ses membres ou à ses Loges ?
La démocratie n'est pas un vilain mot, à la GLNF comme ailleurs, elle a ses mérites dans le contexte politique profane.
Mais une chose est sûre. Elle n'a aucune vertu initiatique.
De ce fait, elle n'est pas un critère d'appréciation de la régularité maçonnique d'une obédience et ce n'est pas l'absence de "démocratie" qui est à l'origine de la crise qu'a connue la GLNF.
Nous aborderons cette question dans le prochain article de ce blog



le voyageur 29/11/2013 14:47

Cher Raminagrobis,
"cotisations astronomiques et détournement des fonds de l'OAF..." et allons-y! il doit bien encore manquer quelques choses dans la panoplie du "parfait opposant" à JP SERVEL.
JE suis témoin (et ce c'est qui m'a fait resté) que les fonds ont servi à éponger les dettes de non-cotisations (destinées à coller le bâtiment GLNF) afin que les loges continuent à vivre avec 50%
des effectifs... qu'ils ont servi à colmater les finances des opérations immobilières des FF restés (et diminués en nombre).
Quant aux détournements (?) on attend encore les FF "courageux" qui demanderont à la justice de mettre au grand jour "la scandaleuse opération".
Le maintien de ces rumeurs m'ont fait passé de l'état de F meurtri par les évènements à celui d'étonné par de tant de constance et d'acharnement à démolir. J'espère ne jamais être atteint par la
haine due à la mauvaise foi.
Je suis d'une nature définitivement optimiste. Je pense donc que les "revanchards" (de quoi? on peut se le demander!) vont finir par admettre la réalité avant que les FF de la GLNF les considèrent
simplement comme des jaloux haineux.
Très fraternellement.

Raminagrobis 29/11/2013 16:00



Cher Voyageur,


Toujours la même explication. Ceux qui sont partis ne peuvent pas admettre qu'ils ont eu tort de partir alors ils répètent entr'eux ; qu'ils ont bien fait de partir ; que l'échec de la
réforme est certain, puisque, de leur point de vue, aucune réforme n'est possible dès lors que eux n'y participent pas.



joaben 28/11/2013 14:04

"La volonté de JP Servel et de son équipe réformatrice n'est pas discutable." ... en effet avec un tel principe, gageons de l'objectivité de la discussion !

Si, peut être, une reaction des VM arrivent à gommer le plus gros de l'action stalinienne de Servel contre la souveraineté des VM et des loges, restera cette volonté de Servel manifestée dans SA
proposition de statuts et l'esprit de verrouillage, de faveur des "nommés" par le pouvoir, qui s'en degage!
Comment pouvez-vous faire confiance à un homme qui a été capable de CA !

Chacun a compris que JPS veut la reconnaissance GLUA ! C'est même vital pour lui ! Car à quoi servirait-il de rester à la GLNF et ses cotisations astronomiques, ses arnaques de l'OAF ?

Raminagrobis 29/11/2013 11:23



Pourquoi veux-tu que JP SERVEL s'oppose à une réforme qui apporte la "régularisation" que souhaite la GLUA et tous ceux qui ont un peu réfléchi sur la question ?
N'a-t-il pas mis en place d'ores et déjà, les mesures immédiates d'adaptation, sanctionné F. S. et écarté le carré des idolâtres du despotisme maçonnique sociétal, qui souhaitait pour des raisons
idéologiques étrangères à la Franc-maçonnerie que rien ne bouge ?
Notons au passage que si en vertu de l'héritage J.P. Servel dispose aujourd'hui d'un simple "pouvoir", seule une réforme rétablissant la primauté absolue des "valeurs" de la maçonnerie,
le rétablira dans son "autorité" légitime.
N'est-ce pas là, une bonne raison de faire confiance ?



le voyageur 26/11/2013 21:55

Cher Raminagrobis,
tu poses la bonne question: dans le futur, si ça "reglisse"?
ma réponse: la GLNF aura une nouvelle hémorragie et définitive cette fois-ci.
ceci étant dit, proclamer l'insuffisance de la réforme?
il faut avoir participer à son élaboration comme les FF de nos loges avant de chanter son deuil.
les statuts seront votés en avril. Les modifications proposées par les VM vont dans le sens de la prise en compte de leur autorité.
JP SERVEL VEUT la reconnaissance des Anglais et il est finement conseillé pour cela.
- je renvoie à ma première ligne: un échec venant de statuts inconvenants et c'est la fin des espoirs de JP S...d'où mon optimisme! (et le chagrin et la rancoeur de ceux qui mise sur l'échec afin
de prendre la place de la GLNF).
J'attends avec impatience la suite (de tes propos!)
très fraternellement.

Raminagrobis 27/11/2013 14:16



Cher Voyageur,
Comment éviter la rechute ?
Etant donne que Seule la maçonnerie initiatique est régulière;
Et que Seule la maçonnerie régulière permet d'initier.
Il faut :
1) Veiller à initier correctement, et ne pas laisser cette tâche fondamentale à qui que ce soit d'autre que les Loges bleues.
Surtout pas, considérer les Loges bleues comme un "barbouillage initiatique" en se disant que ceux qui sont interressés pourront toujours s'initier plus tard dans les hauts grades
(Seules les Loges bleus sont la Franc-maçonnerie régulière, les autres sont, au mieux, des "perfectionnements", mais le plus souvent des fuites en avant pour immodestes incapables de saisir
l'humilité de l'initié véritable.
La Franc-maçonnerie barbouilleuse d'inititations balbutiantes handicape la fraternité de l'Ordre en la réduisant à l'état de Club des "bons copains". (Tout en convenant volontiers que
l'initiation n'a rien à voir avec l'érudition, il faut admettre aussi que la véritable initiation a ses exigences minimales de sérieux et de méditations symboliques)
2) Il faut initier dans des Loges initiatiques "régulières", autrement dit, dans des Loges non pas créées par la fantaisie des pourvoyeur d'effectifs, mais par un groupe de Maîtres suffisamments
initiés pour permettre à la Loge de transmettre l'initiation qu'elle est seule à pouvoir transmettre.


Pour ce qui concerne les statuts et le retour en reconnaissance de régularité, je partage totalement ton point de vue.
La volonté de JP Servel et de son équipe réformatrice n'est pas discutable.
Et la vigilance de la GLUA non plus.