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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 15:48

 

Un commentaire vient d'être posté par Brutus sur l'article LA SPIRITUALITÉ, PRINCIPE DE LA LIBERTÉ ET DE LA CRÉATIVITÉ DE LA VIE, sur votre blog Le blog de le-myosotis.de.septimanie.over-blog.com

 

  « La spiritualité est ce qui a trait à l'esprit, à la pensée. Naturellement elle peut être de nature religieuse ou philosophique. L'humanisme est ainsi une spiritualité comme l'est aussi par exemple le christianisme. Ceux qui veulent réduire la franc-maçonnerie à une institution qui paraphrase le discours des églises se trompent tout autant que ceux qui veulent la politiser. L'œuvre maçonnique est simple; elle est fondée sur la tolérance le rapprochement des altérités. Vouloir des maçons identiques (en l'occurrence tous religieux) est une hérésie. »  

 

Réponse de Raminagrobis :

Tous les aprioris idéologiques de la Franc-maçonnerie de la voie substituée sont présents dans ce commentaire.

Aussi, bien qu’ayant déjà publié un article sur les éléments de fond qui différencient radicalement la Franc-maçonnerie initiatique « régulière » de la Franc-maçonnerie culturelle et mondaine INITIATION ET FRANC-MAÇONNERIE CULTURELLE - Le blog de le-myosotis.de.septimanie.over-blog.com- je propose que nous examinions à partir du texte ci-dessus, le sens, et la portée effective du système initiatique de « la voie substitué »


Première proposition de la Franc-maçonnerie de la voie substituée : « la spiritualité, est ce qui a trait à l'esprit, à la pensée »

Déclarer que « la spiritualité, est ce qui a trait à l'esprit, à la pensée » procède d’une volonté réductrice, visant à discréditer d’entrée de jeu les écrits de ce blog qui se prononcent en faveur d’un strict retour aux principes fondamentaux de la maçonnerie initiatique.

Depuis quelques mois en effet, nous avons entrepris de re-légitimer en profondeur -et nous l’espérons aussi, durablement- la puissance exceptionnelle d’une Franc-maçonnerie régulière, fondée sur le pouvoir « opératif » de l’initiation maçonnique de tradition spirituelle.

Pourquoi ?

  1.  Parce qu’il est temps, dans le contexte perturbé de la Franc-maçonnerie actuelle, de  redonner un sens concret et une cohérence -donc une crédibilité- aux principes de « régularité » -non pas uniquement pour satisfaire les exigences de la GLUA gardienne incontestable de ces principes-, mais parce que les fondateurs de 1913 en consacrant expressément la GLNF à la réactivation initiatique de la Franc-maçonnerie traditionnelle, avaient inscrit cette vocation au cœur de leur démarche réformatrice.
    Il s’agissait pour eux de réhabiliter la puissance effective de l’initiation maçonnique. Aussi ont-ils très logiquement inscrit « les règles initiatiques » de la maçonnerie traditionnelle au cœur de leur dissidence obédientielle, rompant par-là même avec les pratiques maçonniques « de la voie substituée » qui occupaient en ce temps-là, la quasi-totalité du paysage maçonnique français.
    Il est donc, plus que normal, que la même GLNF centenaire, aujourd’hui rétablie dans ses structures institutionnelles de tradition, réaffirme cette vocation refondatrice de régularité maçonnique.
  2. Et aussi parce, dans le climat de confusion et d’approximation qu’entretien la multitude d’institutions associatives qui se réclament de conceptions maçonniques multiples et variées, il est urgent de redonner du sens à la Franc-maçonnerie dans son ensemble, en montrant que les mécanismes de l’initiation, pour autant qu’ils respectent les règles traditionnelles de l’initiation régulière, conduisent naturellement (et non pas théoriquement ou métaphoriquement, ou magiquement) l’initié, vers la dimension supérieure et libératrice de cette réalité présente et accessible en chacun de nous, qui se nomme l’esprit.
    Encore faut-il bien évidemment que l’on accepte -comme les règles initiatiques nous y invitent*-, de reconnaître cette présence et cette suprématie en chacun de nous ; l’esprit étant une dimension humaine supérieure qui parce qu’elle ne s’éprouve que dans la subjectivité du Soi, échappe à l’entendement ordinaire ; d’où la nécessité d’en appeler à la méthode initiatique ancestrale, ontologiquement donnée à l’humanité, pour parvenir jusqu’à elle.
    *En particulier la règle initiatique essentielle en Franc-maçonnerie spirituelle, de la croyance au GADLU et à sa volonté révélée.
  3. Et enfin parce que la crise que connaît la Franc-maçonnerie et les interrogations qu’elle suscite, notamment pour ce qui concerne les raisons profondes de cette crise, a rendu possibles (et acceptables par le monde maçonnique) les analyses qui mettent en évidence le rôle de l’esprit en l’homme.*
    *Ces analyses attestent notamment que l’esprit, n’est pas une instance chimérique (un doux rêve d’adultes qui croient qu’il suffit de quelques bons sentiments pour changer le monde), mais une instance anthropologique qui fait que chaque être humain est un être vivant doté de potentialités uniques ; celles-là même que l’initiation maçonnique offre à notre réappropriation. (Notre Nom véritable, la Parole perdue, la Volonté révélée) (Cf. : LA SECONDE EXIGENCE DE LA RÉGULARITÉ MAÇONNIQUE : LA CROYANCE EN LA VOLONTÉ RÉVÉLÉE DU G.A.D.L.U. - Le blog de le-myosotis.de.septimanie.over-blog.com)
    Rappelons ici ce que nous écrivions dans le texte en lien ci-dessus :
    « Au demeurant l’exigence de la croyance en Dieu va plus loin car elle signifie aussi, qu’au-delà des incroyants assumés, l’initiation ne peut être effective non plus pour ceux, pour qui le terme de « spiritualité », n’est pas une « relation vivante » mais une simple référence culturelle*
    *Certains en effet s’imaginent qu’ils touchent à la spiritualité lorsqu’ils réfléchissent à des questions de morale, de métaphysiques ou même d’organisation idéale de la société.
    D’autres croient toucher à la spiritualité chaque fois qu’il est question de vertus d’amour, de bienfaisance et de fraternité.
    D’autres enfin s’imaginent qu’ils appartiennent au monde de la spiritualité à partir du moment où ils proclament leur rattachement à une religion instituée.
    Mais, dans les hypothèses ci-dessus, c’est encore et toujours de convenances sociétales et de références culturelles extérieurs dont il est question.
    La spiritualité demeure absente, car la spiritualité n’est jamais une affaire de « savoirs », mais une façon de « connaître », de percevoir et de laisser vivre, la relation immano-transcendantale de l’homme avec le divin (ou, autrement exprimé, la dimension divino-humaine de l’humanité).»
    Rappelons aussi (INITIATION ET FRANC-MAÇONNERIE CULTURELLE - Le blog de le-myosotis.de.septimanie.over-blog.com) : « L’on appelle Tradition maçonnique, les règles que la Franc-maçonnerie a élaborées à partir d’un fond immuable de figures initiatiques dont l’humanité est ontologiquement détentrice depuis l’origine des temps.
    L’Initiation est aussi vieille que l’humanité car elle est aussi vieille que l’Esprit, dont elle est « Fille » (Comme exemple de cette ancienneté : on se souviendra du mythe Grec de la déesse Athéna, sortie casquées et armée du crâne de Zeus, après que celui-ci ait été fendu, à la demande de Zeus, par la double hache d’Héphaïstos, le Dieu forgeron boiteux, époux d’Aphrodite »

Ce travail de mise en évidence de la crédibilité  « opérative » de la Franc-maçonnerie initiatique de stricte régularité, comporte évidemment un volet critique à l’encontre de la Franc-maçonnerie « substituée », puisqu’il démontre -à contrario- qu’en s’écartant des principes de la régularité initiatique, la Franc-maçonnerie de la voie substituée a perdu son « effectivité », pour devenir une maçonnerie de convention sociétale, de pur mimétisme, incapable d’opérer une mutation spirituelle digne de la vocation téléologique de la Franc-maçonnerie.*

*Rappelons que pour la Franc-maçonnerie régulière, la vocation téléologique de la Franc-maçonnerie est l’advenir d’une humanité libérée de sa servitude égotique et parvenue à la connaissance des réalités spirituelles du monde, travaillant dès lors à la seule Gloire du Grand Architecte de l’Univers.

C’est la raison pour laquelle notre commentateur, opposé (à en juger par le contenu de son commentaire) à toute forme de maçonnerie spirituelle et partisan d’une Franc-maçonnerie culturelle de type positiviste, s’empresse de ramener l’esprit à la dimension d’une pensée ordinaire, loin des dimensions transcendantales et immanentes que nous avons mises en évidence et qui, de notre point de vue, font de l’esprit « la clé de voute » de la maçonnerie régulière.

Car définir la spiritualité comme un concept appartenant à la catégorie de la pensée spéculative ; lui retirer son caractère spécifique de lien (religieux, de Mundus imaginalis) entre le monde sensible (terrestre) et le monde intelligible (divin), revient à dénaturer la spiritualité, à la « dévitaliser », à la renvoyer à l’espace culturel démonétisé des « croyances irrationnelles » et des « idéalités superstitieuses »

 

Car le dilemme est bien là :

- Ou bien l’Esprit est en l’homme une réalité transcendantale en même temps qu’une présence effective, et alors l’être humain peut espérer, par l’initiation, accéder au Royaume de la connaissance spirituelle et par voie de conséquence se retrouver en situation d’œuvrer avec la justesse que procure la connaissance de l’Esprit, à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers.

- Ou bien à l’opposé, la Franc-maçonnerie est un système de culture et de croyances humaines, un ensemble de concepts intellectuels, une fiction, un idéal de moralisme, sans connexion véritable avec la réalité, et alors les systèmes de Franc-maçonnerie sont du point de vue sociétal, de valeur équivalente, puisque rien ne permet de départager les croyances qui les constituent (relativisme absolu, chacun étant juge pour soi-même d’une régularité définie à partir de valeurs propres)

NB. : C’est parce que la Franc-maçonnerie de la voie substituée ne croit pas à l’esprit, qu’elle ne voit dans l’initiation qu’une survivance des temps anciens dont elle ne conserve l’usage qu’à titre de rattachement folklorique (qu’elle appelle « tradition ») et de « liant » affectif (qu’elle appelle « partage » des mystère).

D’ailleurs certains Francs-maçons assimilent cet attachement sentimental à une authentique « pensée spirituelle » (de type magique puisque incompréhensible), alors que d’autres le considèrent comme une survivance superstitieuse dont on pourrait aisément se passer sans qu’il en résultat le moindre inconvénient.

De fait, les rites initiatiques des systèmes « substitués » n’étant en rien porteurs d’une puissance transcendantale -à laquelle ils ne croient pas- ; ils ne peuvent avoir qu’un rôle marginal, quasi-anecdotique.

  

Seconde proposition de notre commentateur : « l’humanisme, est une spiritualité au même titre que le christianisme »

Après avoir assimilé la spiritualité à une construction intellectuelle, à un système de pensée, à une doctrine, un dogme, une idéologie, à une théorie quelconque dans la relativité absolue des théories humaines et ayant ainsi écarté tout ce qui fait de l’esprit une réalité vivante d’origine mystérieuse (une réalité religieuse donc), notre commentateur s’autorise ensuite à déclarer que « l’humanisme est une spiritualité comme une autre » ; expression de pur « bonneteau  intellectuel », puisqu’il est facile de constater, qu’en vertu de l’assimilation triviale de la spiritualité à un quelconque « système de pensée », toutes les conceptions idéologiques en « isme » peuvent être indifféremment invoquées.

Ainsi notre commentateur aurait pu écrire que « le communisme est une spiritualité au même titre que le christianisme » ou bien que « le nombrilisme est une spiritualité au même titre… », ou bien que « le machinisme… » ou bien que …

Car, tous les « ismes » du vocabulaire français, ont vocation à devenir, en vertu de cette manipulation de sens, les fondements doctrinaux d’une Franc-maçonnerie « spirituelle »*

*Remarquons cependant que notre commentateur a cru bon de choisir « le christianisme » comme référentiel. (Référentiel relatif et culturel certes, mais référentiel tout de même)

Est-ce par coquetterie culturelle, pour bien montrer qu’il n’ignore pas que la spiritualité chrétienne fut le support de la spiritualité maçonnique -du moins jusqu’au moment où -si l’on comprend bien son propos- elle aurait été supplantée par la « spiritualité  humaniste » (sic) ?

Ou bien est-ce parce que, même s’il s’en défend, il n’a pu s’empêcher de relier la notion de spiritualité à une dimension « religieuse », le christianisme restant de ce point de vue, un référentiel culturel occidental, « respectable et de qualité » (à fortiori pour l’« humanisme », car même si certains s’en défendent, l’humanisme est avant tout héritier de la spiritualité chrétienne)

*Notons également au passage qu’il n’est pas question pour la Franc-maçonnerie régulière de tradition de rejeter les vertus prônées par le courant culturel humaniste ; la Franc-maçonnerie régulière bien comprise étant d’évidence une maçonnerie de l’action dans le monde réel, puisqu’elle donne à l’homme, mission expresse de continuer en esprit et en vérité, dans le monde, l’œuvre divine de la création.

(Dans la Genèse, Dieu lui-même a confié à l’homme, le soin de continuer la création selon « Son » Esprit (ressemblance). N’est-ce pas là, la vocation humaine la plus humaniste qui soit ?)

Mais il reste évident que l’humanisme -et singulièrement les courants historiques et intellectuels plus ou moins hétérodoxes qui se rattachent à ce terme de nos jours- n’est qu’un système de pensée culturelle qui n’a pas de puissance initiatique effective. 

 

Troisième proposition : « L'œuvre maçonnique est simple ; elle est fondée sur la tolérance et le rapprochement des altérités » 

On lit dans cette troisième proposition que la Franc-maçonnerie n’a rien à voir avec les discours des églises et des politiques, discours au demeurant compliqués alors qu’à en croire notre commentateur, la Franc-maçonnerie relève d’une conception beaucoup plus « simple »

Elle « se fonde simplement », déclare-t-il, sur la mise en œuvre d’une morale « de tolérance » (acceptation de l’autre) et « sur un rapprochement des altérités » (souci de l’autre)

Ainsi selon cette définition, sont maçons, tous ceux qui dans une institution maçonnique quelconque, partagent cette morale.

Pour notre commentateur, être maçon c’est donc tout simplement, partager une morale de tolérance et d’altérité. C’est aussi simple que cela !*

*Et il laisse entendre en définitive que la Franc-maçonnerie substituée rejette l'introspection, l'intuition et aussi toute les approches métaphysiques, pour expliquer la connaissance du « phénomène maçonnique », ce qui le conduit à écarter « l’illusion spirituelle »** et à la remplacer par des impératifs de conduite morale, positivement imposés par les exigences (généralement démocratiques ?) de la vie en société (positivisme).

**Pour la Franc-maçonnerie substituée, la spiritualité est un concept inutile ; un concept inopérant, l’initiation n’ayant en vérité aucune efficience transformatrice puisque l’initiation, les rites, les dimensions sacrées n’ont jamais été autre chose que les simulacres et les croyances d’une époque où les superstitions religieuses berçaient encore d’illusions une humanité naïve et irrationnelle.

Pour la Franc-maçonnerie substituéee, du point de vue historique, la Franc-maçonnerie ne fut jamais autre chose qu’une avant-garde humaniste qui nous a transmis les exigences, de « tolérance » et « de rapprochement des altérités », qui avaient cours dans les confréries maçonniques originelles.

Telle est en somme la posture avantageuse de tolérance et d’ouverture d’esprit, dans laquelle la Franc-maçonnerie substituée se drape, pour tenter de rejeter à contrario la maçonnerie spirituelle dans le discrédit passéiste de l’intolérance et de l’isolement dogmatique.

Tel est son positionnement tactique :

Seuls les insensés peuvent nier que tous les hommes sont « frères et sœurs » en humanité ?

Seuls les insensés peuvent nier aussi, que toutes les conceptions de la Franc-maçonnerie convergent pour admettre à minima, un idéal de tolérance et la nécessité d’un rapprochement des altérités ?

Mais ce positionnement est inopérant.

En effet ce que j’interroge dans mes exposés et donc, ce que notre intervenant est censé commenter, ce n’est pas de savoir si la Franc-maçonnerie offre à ses membres la possibilité d’adopter un comportement dit « humaniste » puisque cette interrogation ne nous renseigne en rien sur la « vérité » de la Franc-maçonnerie.*

*Partager des valeurs « morales » n’est en rien caractéristique de la Franc-maçonnerie, puisque c’est aussi ce que font toutes les associations philanthropiques, comme d’ailleurs toutes les associations en général et même plus généralement, tous les groupements d’hommes.

Car mon propos n’est pas de savoir si les hommes ont envie d’être vertueux ou si tous  les clubs qui réunissent des hommes qui s’efforcent de devenir vertueux, sont réellement maçonniques.

Mon propos interroge le fait de savoir si la Franc-maçonnerie dont nous sommes les continuateurs, celle issue des bâtisseurs de cathédrale, rassemblement d’hommes libres, porteurs des ambitions supérieures d’une humanité spirituelle ayant vocation à accomplir une œuvre de dimension divine (« la gloire du Grand Architecte de l’Univers ») est encore possible de nos jours.

*Il s’agit notamment de savoir, si la Franc-maçonnerie a encore un sens (autre que clubiste)? Si elle a une effectivité tangible (change-t-elle les hommes ou leur donne-t-elle à bon compte l’illusion narcissique d’acquérir une belle âme) ? Si elle est encore une voie d’avenir, un espoir pour l’humanité (ou si elle est un folklore décati plus ou moins voué à disparaître rapidement) ?

Les réponses à ces questionnements ne peuvent pas être simples.

Mais malgré tout, on peut d’ores et déjà dessiner une ligne de partage essentielle :

Ce qui sépare la Franc-maçonnerie initiatique traditionnelle d’un quelconque club de vertu (y compris un club qui se prétend maçonnique), c’est la confiance que chacun accorde ou n’accorde pas, à cet instrument aussi vieux que l’humanité, qui caractérise la Franc-maçonnerie régulière de tradition, que l’on appelle « l’initiation ».

Un club de vertu demande à ses membres de se comporter en hommes vertueux, comme si c'était simple et comme s’il suffisait de le vouloir. (Nous savons bien que ce n’est pas le désir de vertu qui manque à l’humanité, mais le chemin. Et faute de connaître le chemin, celui « qui veut faire l’ange fait la bête », nous dit Pascal) ; 

Alors que la Franc-maçonnerie initiatique offre par l’initiation, à tout homme, la possibilité effective de devenir un homme spirituel. ( et non pas "culturel") 

C'est très précisément, en raison de l'effectivité concrète de son sytème d'initiation, que l'on mesure l'incommensurable supériorité de la Franc-maçonnerie initiatique de régularité traditionnelle.

Aussi est-il nécessaire, plus que jamais et aussi longtemps qu’il le faudra, de poursuivre la mise en évidence des « règles strictes » et des mécanismes par lesquels la Franc-maçonnerie initiatique de tradition, conduit l'initié, sur les chemins de la Connaissance.  

 

Raminagrobis

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commentaires

Désap. 09/05/2014 19:24

Mon TCF,
Je te trouve bien sévère avec notre F. brutus.
Un très rapide tour historique :
Il y eu l'antiquité et toutes ses découvertes dans tous les domaines
Il y eu le christianisme triomphant, imposant que l'on considérât l'antiquité et toutes ces découvertes dans tous les domaines comme hérétique.
Tout allait à peu près bien dans à peu près le meilleurs des mondes puisque cette religion avait réussi à adoucir jusqu'aux Vandales et la paix régnait à peu près en Europe ...
Jusqu'au jour où ... tout dégénéra dans une guerre de 123 ans qui dévasta l'Europe et ces peuples.
L'horreur fût telle, que les hommes se mirent à douter, l'esprit contestataire se développa pour ne plus jamais s'arrêter de chercher à savoir si nos chers religieux ne nous avaient pas un peu ...
raconté la messe !
Je suis tout près à admettre que cultiver une voie intérieure soit fort respectable, et ça l'est, m'enfin je me demande tout de même si le plus important pour l'homme n'est pas de découvrir la
vérité de l'humanité.
Celle-ci découverte, il aura en effet tout loisir de cultiver les moyens de rentrer en contact avec le Divin si cela lui paraît utile.
Mais il me semble qu'il faudrait commencer par le commencement, et le commencement me semble être ... la Franc-maçonnerie, composée d'initiés : Personne qui est dans le secret, qui est au courant
de certaines pratiques, qui est instruite dans quelque art, par exemple les sept Arts libéraux, pardon hérétiques.
Houla ! vais-je moi-même être taxé de substitué ?
Frat

Raminagrobis 16/05/2014 16:05



Mon TCF,


Tes raccourcis sur l'histoire et la vérité de l'humanité me laissent un peu perplexe.




Voyons d’abord ton raccourci historique :




D’abord l'Antiquité, que tu décris comme une période « forcément » idyllique alors que cela ne va pas de soi (Période que l’on peut qualifier de païenne mais en aucun cas
d’hérétique) Vient ensuite (comme un cheveu sur la soupe) le rejet de la chrétienté et avec elle le rejet de « toutes » les religions, conséquence dis-tu, de « l’horreur » de
la guerre « de 100 ans » (Tiens, pourquoi plus particulièrement celle-là ? Pourquoi pas celles d’avant ou celles d’après ? Je croyais pour ma part qu’il s’agissait d’une
guerre de revendication du royaume de France entre la dynastie des Plantagenets et des Valois. Tu nous dis, sans que l’on sache pourquoi, que c’est à cette occasion que les religions ont été
radicalement remises en cause (???) ; Vient enfin, tout à coup, la grande marche en avant de l’humanité rationnelle prenant son envol à la Renaissance après s’être débarrassée des superstitions
religieuses qui obscurcissaient jusqu’alors « la raison humaine »


Ce raccourci audacieux de l'histoire de l’humanité me paraît au surplus concentré à tort dans le « nombril occidental » du monde et sur un petit moment de l’histoire de
l’humanité.




Passons maintenant à la possibilité pour l’humanité d’accéder à « la vérité de l’humanité » :




Tu sembles envisager sérieusement qu’il serait possible de parvenir à « découvrir la vérité de l’humanité », sans inclure, dans la
réflexion, la dimension spirituelle de cette dernière ; réservant « le loisir de cultiver le moyen d’entrer en relation avec le divin » à celui qui aura -au-préalable- découvert « la vérité de l’humanité » Ton raccourci anthropologique, surprend plus encore que ton raccourci historique.




Voyons l’initiation maintenant :




L’initiation serait : partager des secrets (comme peuvent le faire des collégiennes adolescentes ?) ; être au courant de certaines pratiques (comme apprendre à construire des
cathédrales, dont on sait que c’est très utile de nos jours. J’imagine tous ces Francs-maçons, fiers d’eux-mêmes et regardant les « profanes » du haut de « leur secret », se
disant en leur for intérieur : « Ah, les ignorants, ils ne savent même pas construire une cathédrale ! ») ; enfin partager des secrets ce serait : être instruit en
quelque Art et notamment quelques arts « libéraux », arts « hérétiques » s’il en est car, si l’on te comprend bien, ils relèvent selon toi, d’une « connaissance »
perpétuellement en lutte contre « les croyances dogmatiques des religions ».


L’initiation c’est en somme, le « Reader digest » de la culture scientiste.


Et moi qui croyais que les arts libéraux étaient enseignés jadis dans les écoles de la scolastique chrétienne de l’occident médiéval. (« Alcuin réveilles-toi ! »)


Bref, tu fais bien d’exposer tes conceptions culturelles car je comprends aisément ainsi que nous ne pouvons guère sur de telles bases, espérer nous comprendre.


Quant à savoir si tu appartiens à l’école maçonnique de la Franc-maçonnerie substituée. Même si, Dieu merci, tu n’es pas Pilate et si je ne suis pas Jésus. C’est quand même « toi qui
le dit »





NB :


Ceci étant dit. Appartenir à la Franc-maçonnerie substituée n’est en rien désobligeant. Du moins pour ce qui me concerne. Car le terme « substitué » ne renvoie à rien d’autre que
la désignation des systèmes initiatiques qui ne reconnaissent pas les règles traditionnelles de la Franc-maçonnerie initiatique. Ce qualificatif n’est au demeurant pas plus désobligeant que celui
de maçonnerie « libérale » ou de maçonnerie « a- dogmatique » employé par opposition à la Franc-maçonnerie régulière.


Dans la mesure où les qualificatifs en question sont assumés. Il n’y a aucun problème.


C’est uniquement lorsque certains « maçons substitués » veulent imposer leurs conceptions « déviantes » de la Franc-maçonnerie « régulière » pour tenter
ainsi d’imposer leur vision personnelle de la « régularité », que la Franc-maçonnerie régulière de tradition se doit de réagir.


Car si elle ne le fait pas, alors, la confusion devient générale et la Franc-maçonnerie régulière disparaît dans le vaste capharnaüm d'une prétendue « modernité »