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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 13:52

Obstination ! Aveuglement ! Volonté d’avoir raison contre tous !

Les critiques formulées contre les partisans du retour des Loges souveraines au sein de la GLNF, ne sont pas nouvelles.

Rappelons que le principe de « la souveraineté primordiale des Loges » est un Landmark indiscutable de la maçonnerie initiatique et qu’il est respecté partout dans le monde (et notamment au Royaume uni) ; qu’il l’était à la GLNF jusqu’en 1997, mais qu’il ne l’est plus dans la structure associative gouvernante mise en place depuis le 3 décembre 1997.

Il suffit de lire les statuts contractuels de l’association nationale GLNF, remaniés en 2009 – à savoir : les « Constitutions de l’Ordre » et les « Statuts et Règlement intérieur », pour constater que, loin d’être le parangon de régularité maçonnique anglo-saxonne que ses promoteurs ne cessaient de nous vanter, ces statuts (maçonniques et d’administration maçonniques) attestent d’une conception administrative et initiatique « des Loges », fondamentalement irrégulière en ce qu’elle viole l’Ordre maçonnique traditionnel.

Notons aussi que si l’UGLE (en français : GLUA) vient de retirer sa reconnaissance à l’association, gouvernante actuelle de la GLNF tout en conservant sa confiance aux « Loges de la GLNF » et à ces « Loges » uniquement ; ce qui distingue clairement les "Loges" de l’ "association GLNF gouvernante" ; la GLNF des Loges souveraines se caractérise aussi par le fait qu’elle différencie « la GLNF des Loges », (dont la régularité et la vocation initiatique sont acquises depuis l’origine) d’avec l’association gouvernante, mise en place après l’escamotage juridique du 3 décembre 1997 : occultation des Loges comme fondement de la structure initiatique de l’obédience et remplacement « de l’obédience des Loges » (association de Loges) par une structure associative centralisée d’« individus, personnes physiques », abusivement baptisée « Ordre » 

Il est donc clair pour la GLNF des Loges souveraines mais aussi pour l’UGLE  que les Loges de la GLNF - celles-là même qui sont considérées par l’UGLE comme souveraines et régulières par nature - ne sont en rien responsables des « errements » maçonniques actuels de l’obédience, ces « errements » étant dus aux faits et à la responsabilité exclusive, de l’association  gestionnaire post 1997.

C’est donc la structure dirigeante actuelle qui n’est pas dignes des Loges souveraines de la GLNF et non l’inverse.

C’est donc à cette structure dirigeante qu’il appartient de proposer aux Loges (restées) régulières par nature, une « gouvernance » obédientielle digne desdites Loges.

C'est pourquoi il faudra modifier radicalement l’organisation de cette gouvernance et l’on ne pourra pas se contenter de remplacer dans les structures associatives actuelles les hommes anciens, par des hommes nouveaux, seraient-ils plus présentables, plus discrets, plus prudents ou plus futés que les précédents.
Si donc les gestionnaires actuellement pressentis dans le cadre des « élections »* organisées par l’administratrice judiciaire civile, ne retrouvent pas le chemin de la régularité maçonnique, alors aucune restitution de « Reconnaissance » n’interviendra.

(* Elections quelque peu étranges, convenons-en ! A la fois éminemment contestables d’un point de vue maçonnique - comme l’écrit l’UGLE – elles sont également contestables du point de vue juridique invocable devant la justice civile)
Rappelons une nouvelle fois la situation sur le terrain de la régularité maçonnique:

Avant 1997, les statuts de la GLNF étaient tels, que c’était sur les Loges, que reposait la dimension principielle de la maçonnerie et en aucun cas sur l’Obédience.

Demandons-nous au demeurant, en vertu de quelle légitimité, une association d’individus - que n’importe qui peut créer du jour au lendemain – pourrait se proclamer détentrice « du pouvoir de constituer », (au sens abusivement confondu de « créer »), des Loge, et par suite, du pouvoir de conférer par délégation à l’un de ses organes administratifs internes, la possibilité spirituelle d’accorder l’initiation maçonnique ?

Dès lors, si elle ne revient pas aux principes fondateurs de la régularité et donc si elle ne procède pas à une profonde réforme de fond, la GLNF associative post 1997 ne retrouvera jamais sa légitimité obédientielle. Elle se réduira au « pré carré » de ses officiers « actifs », agrippés à une chimérique prétention de dominer administrativement une maçonnerie d’apparence.

N‘oublions pas que la GLNF associative post 1997 a perdu la dimension spirituelle qui faisait l'originalité de l'obédience (avec d’autant plus d’évidence qu’elle ne conservait en la matière que l’alibi de la reconnaissance par l’UGLE – celui-là même qu’elle vient de perdre) et qu’elle ne dispose plus des « atouts» de séduction profane qui, jusqu’à hier, faisaient encore illusion au point de contrebalancer la disparition de ses fondamentaux spirituels.

Certes en se repliant frileusement autour de ses « cadres actifs », la « GLNF associative » peut croire qu’elle retrouvera une forme de paix et de sérénité mais, il est évident que cette espérance, (qui repose uniquement sur le faux diagnostic de la responsabilité exclusive de FS), n’offrira rien d’autre que la paix des cimetières et la sérénité des inconscients.

Quant au retour de la reconnaissance de l’UGLE ? On voit mal cette honorable institution, réhabiliter demain une gouvernance dont les pratiques confites dans un autoritarisme administratif stérile, interdirait d’avance, la possibilité d’une forme durable de réconciliation.

A l’évidence, la gouvernance (actuellement en gestation) de l’association GLNF post 1997, est placée à la croisée des chemins :

  • ·        Car après la ratification par l’assemblée administrative (si celle-ci intervient), la légitimité de cette gouvernance demeurera douteuse et contestable, comme l’UGLE, a pu le déplorer et le sanctionner. Il est donc clair qu’il lui faudra rétablir des structures institutionnelles saines.
  • ·        Pour que les nouveaux dirigeants élus dans les conditions que l’on sait, deviennent légitimes et incontestés par tous, il faudra qu’ils renouent rapidement avec les Principes de la GLNF éternelle (Pas celle d’«hier » mais celle « des origines »), en proposant aussi rapidement que possible des institutions renouvelées selon les Principes qui, dans le passé, ont fait la force de la GLNF.
  • ·        C’est là, la seule voie offerte ! Mais c’est une voie royale ! D’autant plus évidente que les nouveaux dirigeants ne peuvent que tirer fierté d’une telle démarche, puisqu’elle ramènera l’association dirigeante  vers l’authenticité initiatique qui était la marque de naissance de la GLNF des fondateurs, sans qu’il en résulte le moindre inconvénient, tant pour le fonctionnement de l’Obédience, que pour les Maçons initiatiques, que pour les Loges régulières de la GLNF éternelle, que pour l’UGLE et même pour les Maçons légalistes.

Rappelons que sont dits « légalistes », ceux qui conviennent que la vraie maçonnerie se situe dans les Loges, mais qui estiment dans le même temps, que les problèmes de l’obédience tels que les posent les textes statutaires, dépassent leur compétence, voire s’imposent à nous comme des règle, que n’aurions « qu’à prendre ou à laisser ».

Comme si les textes qui organisent la gouvernance de l’obédience n’avaient pas une histoire et n’avaient pas été manipulés, par des factions internes de l’obédience en 1997 !

Comme si l’UGLE ne venait pas de mettre à bas ce pseudo raisonnement de légalistes, en distinguant « les Loges » considérées comme « régulières » et l’institution associative GLNF post 1997 qui, bien qu’en situation « légale » de gouvernance, a bel et bien été déclarée « irrégulière » !

Au demeurant, les « légalistes » importent peu puisque, par définition, ils ne verront jamais d’inconvénient à ce que soit rétabli le caractère primordial de la Loge en maçonnerie, si l’autorité "légale" les y invite.

D’ailleurs et d’une façon plus générale, au-delà du rétablissement des normes fondamentales de la maçonnerie initiatique traditionnelle, sans lesquelles aucune maçonnerie véritable n’est possible, la reconnaissance de la souveraineté des Loges ne changera rien (d’avouable, s’entend), à la vie des maçons légalistes, y compris de ceux qui sont très attachés au cérémonial protocolaire anglo-saxon, des tenues de Grandes Loges, tel qu’il est pratiqué à la GLNF. 

Comme chacun peut le voir, la GLNF des Loges souveraines n’est rien d’autre que la juste exigence d’un retour à la GLNF des fondateurs de l’obédience et donc du respect des principes de l’Ordre maçonnique universel.

Pourtant son évocation fait polémique.

Il faut donc s'interroger sur les raisons qui motivent les crispations qu’elle suscite de la part des « réformateurs » de tous bords ? 

Ce sera l’objet de notre prochain article intitulé : « Trois courants s’opposent au rétablissement du Landmark des Loges souveraines"

 

RAMINAGROBIS

  

Appendice :

Après avoir été interrogé comme suit :

« STP BAF un éclaircissement. SI les RL de l'ex-reconnue sont considérées encore régulières, est-il possible qu’elles se mettent sous les hospices d’une GL étrangère reconnue comme cela pourrait arriver dans le Sud-ouest. Salutations.  JC »

Il nous a semblé utile d’apporter les précisions suivantes :

Par principe un Loge (une vraie, pas l'appendice administratif interne, qu'une association nomme « Loge ») peut toujours se retirer d'une obédience. Elle perd alors le label de cette obédience (Loge « constituée sous l'Obédience X") et éventuellement au-delà, le label international lui-même accordé à cette obédience.
La situation de la GLNF est cependant très particulière. L'association GLNF post 97 qui la dirige, a escamoté juridiquement les Loges originelles de la GLNF (le 3 décembre 1997), sans pour autant les faire disparaître du paysage maçonnique effectif, de telle sorte que les anglais considèrent les Loges de la GLNF comme toujours existantes, en dehors de l'association dirigeante, qui elle, ne correspond qu'à un groupement associatif de membres individuels, actuellement gouverné en totalité, par une administratrice judiciaire.
Ce sont les Loges indépendantes, héritières de la GLNF initiale, qui sont reconnues et l'UGLE ne les considère "régulières" que pour autant qu'elles restent en conformité avec la GLNF initiale (à la fondation de laquelle elle a concouru).
Les pseudo-loges, les fausses loges de l'association post 1997, n'ont pas d'existence propre et ne sont dites "loges", qu'en tant que sous parties administratives internes qui regroupent localement des "individus", membres de l'association nationale unique.
Le sort de ces fausses loges est donc lié à celui de cette association dont elles ne sont qu'un élément interne.
Elles ne peuvent donc pas être reconnues si l'association, dont elles sont une section locale, n'est pas elle-même, reconnue.
De ce fait, les Loges admises comme "régulières" par l'UGLE, ne peuvent être que les Loges principielles de la GLNF des origines et en aucun cas, les "artefacts" de l'association post 1997.

En l'état, trois types de solutions sont envisageables :

1.      Si les Loges "régulières", celles établies dans leur dimension de Loge principielle GLNF s'entend, adhérent à une obédience étrangère régulière, elles changeront d'obédience pour passer "sous" cette obédience étrangère. Elles bénéficieront de la régularité éventuelle de cette obédience étrangère.  
2.      Si l'association gouvernante actuelle accepte de rétablir ses statuts conformément à la GLNF des origines, tout rentrera dans l'Ordre car sa gouvernance (adoubée par les Loges pour la circonstance de ce changement de statuts) redeviendra légitime. (Les Loges et l'obédience seront alors en conformité avec les Landmarks)

3.      Si enfin la GLNF associative gestionnaire persiste dans sa structure irrégulière (association de membres et non de Loges), rien n'interdit aux Loges "régulières" de la GLNF de reconstituer l'Obédience GLNF des Loges conformes aux origines. Il suffira pour cela que ces Loges "régulières" de la GLNF se réunissent en AGE "de la GLNF des Loges régulières", (telles que reconnues par les anglais).
Cette assemblée reconstituera véritablement la GLNF des origines, indépendamment de l'association gouvernante actuelle ; laissant à cette dernière le soin de continuer à gouverner une association nationale unique, faussement obédientielle au sens maçonnique du terme et très largement désertée en tant qu’association nationale de membres individuels.

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Published by Raminagrobis
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nemo82 22/10/2012 15:52

STP BAF un éclaircissement . SI les RL de l' exreconnue sont considérées encore régulières , est-il possible qu elles se mettent sous les hospice d une GL étrangère reconnue comme cela pourrait
arriver dans le sud ouest salutations JC

Raminagrobis 22/10/2012 19:33



Mon BAF,


   



Appendice :


BAF,


Par principe un Loge (une vraie, pas l'appendice administratif interne, qu'une association intitule « Loge ») peut
toujours se retirer d'une obédience. Elle perd alors le label de cette obédience (Loge « constituée sous l'Obédience X") et éventuellement au-delà, le label international lui-même accordé à
cette obédience.
La situation de la GLNF est cependant très particulière. L'association GLNF post 97 qui la dirige, a escamoté juridiquement les Loges originelles de la GLNF, sans pour autant les faire
disparaître du paysage maçonnique effectif, de telle sorte que les anglais considèrent les Loges de la GLNF comme toujours existantes, en dehors de l'association dirigeante, qui elle, ne
correspond qu'à un groupement associatif de membres individuels, actuellement gouverné en totalité, par une administratrice judiciaire.
Ce sont les Loges indépendantes, héritières de la GLNF initiale, qui sont reconnues et l'UGLE ne les considère "régulières" que pour autant qu'elles restent en conformité avec la GLNF initiale (à
la fondation de laquelle elle a concouru).
Les pseudo-loges, les fausses loges de l'association post 1997, n'ont pas d'existence propre et ne sont dites "loges", qu'en tant que sous parties administratives internes qui regroupe localement
des "individus", membres de l'association nationale unique.
Le sort de ces fausses loges est donc lié à celui de cette association dont elles ne sont qu'un élément interne. Elles ne peuvent donc pas être reconnues si l'association, dont elles ne sont
qu'une section locale, n'est pas elle-même, reconnue.
De ce fait, les Loges admises comme "régulières" par l'UGLE, ne peuvent être que les Loges principielles de la GLNF des origines et en aucun cas, les "artefacts" de l'association post
1997.


En l'état, trois types de solutions sont envisageables :


1.      Si les Loges "régulières", celles établies dans leur dimension de Loge principielle GLNF s'entend, adhérent à une obédience étrangère régulière, elles changeront d'obédience
pour passer "sous" cette obédience étrangère. Elles bénéficieront de la régularité éventuelle de cette obédience étrangère.


2.      Si l'association gouvernante actuelle accepte de rétablir ses statuts conformément à la GLNF des origines, tout rentrera dans l'Ordre car sa gouvernance (adoubée par les Loges
pour la circonstance de ce changement de statuts) redeviendra légitime. (Les Loges et l'obédience seront alors en conformité avec les Landmarks)


3.      Si enfin la GLNF associative gestionnaire persiste dans sa structure irrégulière (association de membres et non de Loges), rien n'interdit aux Loges "régulières" de la GLNF de
reconstituer l'Obédience GLNF des Loges conformes aux origines. Il suffira pour cela que ces Loges "régulières" de la GLNF se réunissent en AGE "de la GLNF des Loges régulières", (telles que
reconnues par les anglais).
Cette assemblée reconstituera véritablement la GLNF des origines, indépendamment de l'association gouvernante actuelle ; laissant à cette dernière le soin de continuer à gouverner une association
nationale unique, faussement obédientielle au sens maçonnique du terme et très largement désertée en tant qu’association nationale de membres individuels.