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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 17:02

Que pouvait-on espérer de plus ?

Finis les billevesées, les raidissements de nuque, les controverses biaisées et les finasseries diplomatiques. Il nous fallait un tour d’horizon autorisé sur la situation de la maçonnerie française. C’est désormais chose faite.

La GLUA a diffusé sur son site internet les minutes de sa « Communication trimestrielle » du 11 septembre 2013.

Elle réagit au soutien que les cinq Grandes Loges régulières européennes ont apporté à la création de la Confédération maçonnique de France et au procès en incapacité de réforme que ces mêmes cinq Grandes Loges ont cru pouvoir instruire contre la GLNF et son actuel Grand Maître, imaginant par cette démarche délibérément hostile, faire en sorte que la GLUA réoriente sa reconnaissance en faveur de sa protégée, la CMF*.

*Nous avions commenté en juillet dernier le caractère peu amène de cette démarche, tout en précisant que sur le fond, elle s’inscrit dans la continuité d’une très ancienne querelle qui oppose (depuis 1965 avec la création du SCPLF), les Suprêmes Conseil du Rite Écossais Ancien et Accepté de la maçonnerie européenne (dite continentale), à la maçonnerie anglo-saxonne. (Recherche d’un accord avec les juridictions américaine qui dominent ce rite et qui ne reconnaissent que des Suprêmes Conseils « réguliers » au sens des exigences de la GLUA : maçonnerie exclusivement en trois grades et caractère accessoire ou supplémentaire des grades dits « supérieurs » Voir sur la question : CRUELLES INTERROGATIONS - Le blog de le-myosotis.de.septimanie.over-blog.com) ; L'HISTOIRE SE RÉPÈTE - Le blog de le-myosotis.de.septimanie.over-blog.com ; OFFENSIVE D’AUTOMNE - Le blog de le-myosotis.de.septimanie.over-blog.com

Placée en position de devoir arbitrer entre le « retour en régularité » de la GLNF et la candidature concurrente de la CMF, la GLUA nous livre par cette communication, sa vision de l’état présent de la maçonnerie française.

Regard précieux et incontournable, puisqu’il émane de l’autorité de la maçonnerie mondiale seule compétente pour la reconnaissance de la régularité maçonnique d’une obédience de « référence » anglo-saxonne* :

« Communication trimestrielle du 11 Septembre 2013 : Une déclaration faite par le Grand Chancelier Derek DINSMORE sur la Grande Loge Nationale Française (GLNF) » http://www.freemasonrytoday.com/component/k2/item/1061-glnf-grand-chancellor-statement-grand-lodge-september-2013

(Pour vous aider à traduire en français vous pouvez utiliser le module de traduction automatique de votre navigateur internet)

* On peut évidemment contester la légitimité et la primauté de la GLUA en matière de reconnaissance maçonnique internationale, voire son utilité, mais ceux qui s’agitent désespérément derrière les cinq Grandes Loges européennes pour acquérir cette reconnaissance, y compris en menant des attaques à velléités destructrices contre la GLNF, sont pour le moins incohérents lorsqu’ils se livrent à cet exercice.
On se souvient aussi que le summum du burlesque a été atteint lorsque, constatant que la GLUA venait de désavouer par un retrait de reconnaissance « le nouvel Ordre statutaire organisé autour du culte de sa personne par les statuts de 2009 », l’ancien Grand Maître décida que la Grande Loge Mère de toutes les Loges anglo-saxonne, ne bénéficierait plus désormais des « bienfaits » de la reconnaissance internationale de … la GLNF.

Si nous examinons maintenant le texte de la communication trimestrielle de la GLUA rendu accessible par le lien ci-dessus, nous  constatons tout d’abord qu’il est destiné à mettre fin aux polémiques « qui circulent sur la blogosphère »

Notez bien que contrairement à ce que voudraient croire les contempteurs de la blogosphère, les polémiques que l’on y trouve ne sont pas nécessairement des exercices inutiles mais bien plutôt la résonnance des luttes idéologiques - entre obédiences ou internes à une obédience - dont l’enjeu non avoué reste la recherche d’une « reconnaissance » dont la portée, n’en déplaise à ceux qui font la fine bouche, est tout à fait considérable puisqu’elle vise à garantir l’authenticité maçonnique de ceux qui la possède.

Or, dans le monde maçonnique Anglo-Saxon, seule la GLUA décide de la délivrance du fameux certificat de reconnaissance qui labellise par sa seule présence, l’effectivité initiatique et traditionnelle, de la forme de maçonnerie, adoptée statutairement, par une organisation à prétention maçonnique*.

*Nous n’ignorons évidemment pas qu’il existe d’autres « groupes » de reconnaissance que celui de la GLUA ;

Mais nous n’avons pas manqué de constater aussi que les Loges qui se veulent « indépendantes » se retrouvent rapidement dans l’obligation de créer une organisation supérieure de reconnaissance, ne serait-ce que pour labelliser cette « indépendance » ;

C’est dire l’importance que chaque organisation accorde en fin de compte aux diverses formes de reconnaissance

Et de ce point de vue, nous constatons que le texte de la « communication trimestrielle » susvisée vient très opportunément rappeler, à tous, les « exigences » de conformité statutaire que la GLUA estime indispensables pour une reconnaissance ou un rétablissement de reconnaissance de régularité.

Et nous constatons aussi que les « exigences de la GLUA » confirment très précisément celles que, pour notre part, nous avons toujours considérées, depuis le début de la crise institutionnelle de la GLNF, comme nécessaires à sa remise en Ordre.

Nous avons écrit en effet, dès le commencement de la crise, que la GLNF était en grande difficulté parce qu’elle était affligée d’un grave dévoiement statutaire et organisationnel qui a perverti en profondeur sa régularité initiatique (perte de souveraineté de ses Loges intervenue ensuite du dé-tricotage des statuts en 1997) au point de la faire sombrer dans l’irrégularité et la contre initiation maçonnique.

Nous avons ajouté que la régularité de la maçonnerie de la GLNF dépassait de très loin les  modalités perverties de sa gouvernance circonstancielle, de telle sorte que c’était uniquement « la forme de gouvernance » (le faux Ordre créé autour du pouvoir despotique du Grand Maître) qu’il convenait de récuser et non pas la GLNF elle-même et moins encore ses Loges dont la fonctionnalité primordiale ne pouvait pas, par nature, être anéantie par quelque usurpation de souveraineté que ce soit.

Puis, prenant acte des statuts de 2009 derrière lesquels l’ex-Grand Maître s’était claquemuré et qui représentaient pour ses opposants un obstacle juridique de pouvoir personnel quasi infranchissable, nous estimions que nous devions refuser à la fois les pratiques dévoyées de la maçonnerie mise en place, tout en refusant d’abandonner la GLNF entre les mains d’une gouvernance qui n’en avait pas la propriété.

Nous refusâmes dès lors l’aventure de la création d’une nouvelle obédience,  considérant que la création d’une obédience authentique ne s’improvise pas, quel que puisse être le « génie créateur » des législateurs en fonction, puisque une régularité obédientielle ne peut s’inscrire que dans une continuité légitime et une conformité traditionnelle.

En somme nous considérions que, puisque la GLNF des Loges souveraines est immuable dans sa régularité initiale (« Vous reconnaissez qu’il n’est au pouvoir d’aucun homme, ni d’aucune collectivité d’homme d’introduire des innovations dans l’essence de la Franc-Maçonnerie » rappelle l’article 11 des Anciens devoirs), il convenait de mettre les Loges à l’abri des fantaisies délirantes de la gouvernance alors en place, sans pour autant quitter la GLNF. (À noter que c’est précisément cette attitude que la GLUA a saluée en retirant sa reconnaissance à la gouvernance de la GLNF sans la retirer aux Loges elles-mêmes, ces dernières continuant disait-elle, à « travailler dans la régularité des origines »)

En d’autres termes (et au-delà de considérations juridiques et judiciaires autorisant par ailleurs, la possibilité effective de la mise à l’écart des Loges souveraines dans le respect des principes immuables de la GLNF) nous proposions, à ceux qui comprenaient la démarche,  d’en revenir à la GLNF régulière, telle qu’elle était avant les modifications usurpatrices de 1997 ( Retour aux statuts de 1986 sauf à procéder ensuite en tenue de Grande Loge réunie à l’initiative les Loges placées en « résistance », à une réforme d’adaptation, sans trahison des principes).
Enfin tout récemment, suite à l’heureux (et quasi inespéré sur le plan juridique) changement de gouvernance intervenu en décembre 2012 et suite à la réforme mise en œuvre par le nouveau Grand Maître, nous avons pris acte du fait que notre position de résistance passive n’avait plus lieu d’être, puisque désormais, les rétablissements statutaires fondamentaux que nous appelions de nos vœux, nous sont proposés par la réforme entreprise par l’actuel Grand Maître.

C’est ce que nous avons écrit dans notre dernier article paru en août dernier. (Voir : DROIT D’INVENTAIRE ET BONNE VOLONTÉ - Le blog de le-myosotis.de.septimanie.over-blog.com)

La réforme du TRGM écrivions-nous, « réoriente très sérieusement notre GLNF dans le sens vertueux [que nous avons décrit ci-dessus] et [que] de facto et de jure, le texte de la réforme proposée rétablit assez largement notre GLNF dans l’axe de ses statuts fondateurs » 

Or que lit-on dans la communication GLUA énoncée ci-dessus ?

Précisément que la GLUA condamne avec force l’irrégularité maçonnique fondamentale introduite dans les statuts de 2009 de la GLNF, à savoir la disparition effective et statutaire au sein de la GLNF, de la souveraineté initiatique des Loges *

*On rappelle que c’est cette perte de souveraineté qui – cf. nos innombrables commentaires publiés sur ce site - a fait basculer notre maçonnerie dans l’irrégularité et dans la parodie, établissant en lieu et place le faux ordre maçonnique, despotique arbitraire et pathétique, « constitutionnellement » organisé par les statuts de 2009 autour de la seule personne du Grand Maître. (N.B. : l’ancien, celui-là même qui vient d’être très opportunément expulsé comme le souligne la GLUA)

On rappelle aussi – voir notre précédent article – que l’organisation ordinale de l’obédience, caractéristique de la maçonnerie anglo-saxonne, n’est pas incompatible avec le principe de la souveraineté initiatique de la Loge,  car si l’initiation maçonnique n’est concevable que dans le sein d’une Loge  initiatique souveraine, rien ne s’oppose à ce que l’initié ainsi « créé », prenne place immédiatement dans le corps ordinal de type chevaleresque chargé de regrouper en une « Confrérie », tous les Francs-maçons reconnus comme tels pour avoir été préalablement et régulièrement initiés à l’Art royal de la franc-maçonnerie » dans « le saint » d’une Loge initiatique.

Rappelons aussi que l’Ordre obédientiel à l’Anglaise peut être assimilé à une sorte de « République » aristocratique au sens de « l’Esprit des Lois » de Montesquieu.

Montesquieu considère en effet qu’une République peut tout aussi bien prendre la forme d’une Démocratie, ou celle d’une Aristocratie. Comme à Athènes, dans l’Antiquité grecque, par exemple)

La GLUA confirme ainsi que c’est bien cette disparition qui a motivé le retrait de reconnaissance intervenu, puisqu’elle ajoute que c’est en  rétablissant statutairement « l’autorité et les pouvoirs constitutionnels des Loges,  que l’actuel Grand Maître a rétabli la GLNF dans sa régularité antérieure. 

Nous ne pouvions espérer meilleure précision !

Je vous invite donc à lire (ou à relire sous cet angle de vue) l’article que nous avons publié en août dernier :   DROIT D’INVENTAIRE ET BONNE VOLONTÉ - Le blog de le-myosotis.de.septimanie.over-blog.com) puis à le comparer avec l’extrait de texte tiré de la « communication trimestrielle » que nous traduisons ci-dessous :

« En décembre dernier la GLNF a installé un nouveau Grand maître, le TRF Jean Pierre SERVEL, à la suite de quoi le mandat de l'administrateur désigné par la Justice  a cessé et la GLNF a retrouvé à nouveau la pleine maîtrise de ses activités.

Son prédécesseur comme Grand maître, a refusé d’assister à l’audience disciplinaire le concernant. Il a été expulsé.

Le nouveau Grand maître a déjà apporté des modifications (au fonctionnement de la GLNF) qui ont été accueillies  favorablement par ses frères et a engagé les procédures constitutionnelles qui permettront de rétablir la Grande loge (… dans sa régularité antérieure - c’est nous qui rajoutons cette évidence induite -), en redonnant aux Loges les pouvoirs et l’autorité constitutionnels, qui avaient été supprimés par son prédécesseur (C’est nous qui soulignons). Ces actions semblent bien favoriser efficacement le retour de l'harmonie au sein de la GLNF. »

Tout est dit quasi définitivement dans ce texte !

Dès lors, les fâcheux et les contorsionnistes du despotisme néo-stifanien, vont devoir s’y faire. La GLUA a confirmé si besoin était, que la souveraineté initiatique des Loges, est un Landmark essentiel de la maçonnerie régulière, et à ce titre une condition fondamentale de toute reconnaissance de régularité.

Le rappel à l’Ordre des cinq Grandes Loges européennes

Mais la déclaration du Grand Chancelier Derek DINSMORE n’a pas pour seul objectif de confirmer la voie de la Souveraineté des Loges comme seule voie possible pour un retour de la GLNF dans la régularité maçonnique ;

Elle admoneste fermement les cinq grandes Loges européennes en déclarant très ouvertement et à l’opposé de ces dernières, que la GLNF non seulement est parfaitement réformable mais que plus est, son Grand Maître le TRF J.P. SERVEL, a quasiment réalisé l’essentiel de ce qui devait être fait, en rétablissant dans les faits et en actant dans son projet de statuts, un retour à la régularité antérieures de la GLNF qui « redonne aux Loges les pouvoirs et l’autorité constitutionnels, qui avaient été supprimés par son prédécesseur »

Ainsi, la GLUA fait directement savoir aux Cinq Grandes Loges européennes qu’elles n’ont pas été bien avisées en croyant pouvoir prononcer sentencieusement la condamnation publique et catégorique de la GLNF

Ensuite, faisant bonne mesure, la GLUA a accentué sa réprimande puisqu’elle a invité les Cinq européennes à se pencher désormais sur la démarche de régularité entreprise par leur protégée:

« Même si les cinq Grandes Loges européennes nous ont tenus informés de l'avancement des discussions, il convient de noter que notre Grand Lodge n'a pas participé à ces discussions, pas plus qu'elle n'a porté d’appréciation sur le projet.

Il est tout aussi important de noter que, si la Confédération doit naître, nous ne pourrons envisager d'étendre la reconnaissance de notre Grand Lodge qu’en étant entièrement assurés que chacune des Grandes Loges constituantes a pleinement respecté nos principes de base pour la reconnaissance des Grandes Loges »

Voilà qui est précis !

Et il est important aussi de remarquer qu’afin d’être bien sûre d’être comprise, la GLUA rappelle par ailleurs « Communication trimestrielle de la Grande Loge  11 Septembre 2013 : Rapport du Conseil des affaires générales. http://www.freemasonrytoday.com/ugle-sgc/ugle/item/1062-report-of-the-board-of-general-purposes-11-september-2013 qu’elle reste très vigilante quant à la réception de visiteurs appartenant à des obédiences amies, ces derniers devant obligatoirement être membres d’une obédience reconnue régulière par la GLUA. Elle rappelle au surplus, à cette occasion, que la croyance personnelle au GADLU, demeure une ligne de rupture infranchissable.

 « Seuls les frères qui sont membres d’une loge sous juridiction reconnue peuvent visiter les loges anglaises.

Ils doivent produire un certificat (soit un certificat de Grande Loge ou toute autre preuve documentaire de l'identité maçonnique fourni par leur Grand Lodge)

Ils doivent être prêts à reconnaître que la croyance personnelle dans TGAOTU (GADLU) est un jalon (Landmark) essentiel dans la franc-maçonnerie, et doivent être en mesure de produire des preuves de leur bonne réputation dans leurs loges.»

Or c’est précisément sur la question des inters visites que le bât blesse pour les membres de la CMF, comme l’a écrit fort justement notre Bien Aimé Frère Emmanuel S., « Fidèle d’Amour » dans un article récent intitulé LA CONFEDERATION MACONNIQUE FRANCAISE : LA GRANDE CACOPHONIE !... - Le Myosotis du Dauphiné Savoie

Il est clair en effet qu’il faudra que la CMF trouve autre chose que la mise en place d’un faux-semblant du genre « attestation signée par tout visiteur avant sa rentrée en Loge », si elle veut vraiment satisfaire les exigences de la GLUA …

Comme on le voit, la candidature de la CMF pour la reconnaissance est compromise en raison des pratiques d’inters visites existant chez ses membres.

Mais ce n’est pas, à notre avis la seule difficulté que la GLUA a voulu signaler.

Le principe de la souveraineté initiatique des Loges s’oppose également à la souveraineté ordinale revendiquée par les Hauts Grades des Rites

Il semble assez évident qu’en rappelant le principe du respect absolu de la souveraineté initiatique des Loges comme exigence de rétablissement de la GLNF, la GLUA s’adressait également aux cinq Grandes Loges européennes.

Rappelons en effet, qu’hormis l’exception de l’Arche royale, le Traité d’Union de 1813 qui marque la naissance de la GLUA comme Loge mère de toutes les Loges de tradition Anglo-Saxonne n'admet dans la régularité maçonnique que les trois degrés initiatiques d’Apprenti, de Compagnon et de Maître maçon et les considère comme constitutifs de la totalité de la démarche maçonnique.

Cette règle s’oppose par conséquent à la prétention des Ordres de Hauts Grades qui considèrent pour leur part (du moins en Europe) que les trois degrés de la régularité maçonnique ne sont en réalité que de simples degrés préliminaires, dominés par l’Ordre hiérarchique de l’ensemble des degrés du système.

On comprend dès lors pourquoi la GLUA se devait aussi sur cette question fondamentale de rappeler le principe de la souveraineté des Loges à l’attention des Grandes Loges européennes.

Ce principe répond au niveau de la Loge  à la même exigence de souveraineté que celle que la GLUA exige des Grandes Loges dans leurs relations avec les Juridictions dites de Hauts grades. (Rappel de la Règle dite en 8 points de 1929 : 5) Que la Grande Loge ait une juridiction souveraine sur les Loges qui sont sous son contrôle; c’est-à-dire qu'elle soit une organisation responsable, indépendante, et gouvernée par elle-même, disposant de l'autorité unique et indiscutée sur les Degrés du Métier ou Symboliques (Apprenti, Compagnon et Maître) au sein de sa juridiction; et qu'elle ne dépende ni ne partage en aucune manière son autorité avec un Suprême Conseil ou un autre Pouvoir qui revendiquerait quelque contrôle ou supervision que ce soit sur ces degrés.)

Or lorsqu’une Loge de la GLAMF initie ses membres en vertu de la souveraineté d’un Rite lui-même placé aux mains d’un Ordre juridictionnel de Hauts Grades et non plus en raison de la souveraineté initiatique propre à une Loge de Maîtres initiés,  il va de soi qu’elle n’est pas souveraine, mais entièrement dépendante, dans sa fonction initiatique de l’Ordre supérieur du Rite.

On comprend dès lors, la raison pour laquelle les glorificateurs de la GLAMF  (suivant en cela ceux de l’ex association FMR), cherchent à éluder l’obstacle majeur de la souveraineté des Loges bleues, lorsqu’ils répètent en boucle, comme pour se convaincre eux-mêmes, que les Loges de la GLAMF sont des Loges souveraines.

Alors qu’en réalité ils savent pertinemment que leur affirmation est sans contenu, articulée uniquement à partir de la possibilité donnée aux Loges de déclarer en Préfecture une personnalité juridique autonome, qui n’a pas le moindre intérêt du point de vue initiatique.*

*Il suffit d’examiner les artifices par lesquels ils ont tenté de dissimuler, dans leur « Constitutions maçonniques », la présence des Ordres des Hauts grades derrière la façade de leurs fameuses « Maisons de Rites » pour être édifié.

On lit notamment :

  • ·        Définition de La Loge  Article 1 : « Un groupement d’au moins 7 hommes » … « assemblés dans le dessein d’accomplir ensemble le travail maçonnique prévu par les trois « premiers » degrés (sic – donc il en existe d’autres ?) … conformément à la patente délivrée par le Rite » (À quoi peut bien correspondre cette autorité « du Rite », sinon aux Ordres de Hauts Grades prétendument gardiens tutélaires du Rite ;
  • ·        Constitution de « La Loge »  Article 2 : « La Loge reçoit sa Charte de constitution du Grand Maître … Celle-ci lui est attribuée à la suite (sic) de l’obtention par la Maison du Rite à laquelle elle souhaite se rattacher, d’une patente (du Rite). Elle lui est attribuée après qu’elle a signé la Charte du Rite par laquelle elle s’engage à en respecter les us et coutumes ;

On examinera ensuite les articles (édifiants) qui concernent les Maisons du Rite, les Convents du Rite et les Tenues solennelles de chacun des Rites qui confirment avec évidence que la véritable activité obédientielle maçonnique est une activité exclusivement consacrée à chaque Rite, sachant que le « pouvoir » dans les Maisons des Rites est aux mains d’un « assistant Grand Maître » qui désigne les membres de son collège de Maison de Rite ( Par contraste il apparaît aussi que l’Obédience GLAMF proprement dite et son Grand Maître ne sont en réalité, qu’une structure administrative de services communs ou extérieurs dénuée de dimension maçonnique et ordinale, l’Ordre souverain étant celui sous-jacent du Rite).

Et l’on s’attachera enfin à l’Article 12, très explicite s’agissant d’apprécier la réelle souveraineté des Loges :

  • ·        Le Grand Expert du Rite – Attributions :
    • o   Responsables de l’accompagnement et du contrôle du respect des rituels par les Loges … les Experts du Rite assurent le lien entre les Rites et leurs Maisons
    • o   Ils sont garants … du respect du Rite et de la qualité de la transmission initiatique au sein des Loges (cérémonies, travaux, formations…)

Comme on le voit, les statuts de la GLAMF attestent de l’inféodation absolue de cette obédience et de ses Loges, aux Ordres juridictionnels de Hauts Grades, dont en particulier le SCPLF du Rite Ecossais Ancien et Accepté

Ceci confirme que la GLAMF est une Grande Loge qui a été spécialement créée en dissidence de la GLNF, par la volonté et sous l’impulsion des cadres hauts gradés du SCPLF, désireux sous couvert de « Maisons des Rites » de placer les Loges de cette obédience sous la domination exclusive de l’Ordre du Rite écossais ancien et accepté .

(Et aussi des autres Ordres de Hauts grades, mais dans une mesure plus marginale puisque l’on constate que les autres Hauts grades concernés se sont tous plus ou moins désengagés de ce processus, de plus en plus perçu comme organisé dès le départ, d’une manière hégémonique autour des conceptions et des intérêts du SCPLF)

Comme on peut le voir, en rappelant la nécessaire souveraineté initiatique des Loges, la GLUA a voulu inviter les membres de la CMF à s’interroger, sur les pouvoirs et l’autorité constitutionnels de leurs propres Loges, laissant entendre d’ores et déjà que pour ce qui concerne la GLAMF cette dernière est structurellement et doctrinairement disqualifiés.

Notons que la GLUA ajoute enfin que si la CMF, souhaite vraiment bénéficier de la « reconnaissance de la Grande Loge Unie d’Angleterre », elle n’a finalement pas d’autre choix que celui d’établir sa structure avec et sur le modèle « agréé » de la GLNF rétablie*

* Il est pour le moins surprenant que les promoteurs de la GLAMF qui, dès le départ de leur aventure ne cachaient pas leur attachement prioritaire à l’Ordre écossiste, aient pu imaginer duper qui que ce soit, par des artifices qui ne peuvent tromper personne tant ils sont maladroits.

Est-ce par présomption ? Précipitation ? Voire les deux ?

Allez savoir !

 

RAMINAGROBIS

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Published by Raminagrobis
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commentaires

le voyageur 29/09/2013 10:48

Cher Raminagrobis,
comment un Grand Ecossais que j'aime bien peut critiquer ton site (et celui du Dauphiné) alors que tu cherches à utiliser la planche de salut qui nous reste.
La situation actuelle est pourtant claire (sic). La seule issue "honorable" (re-sic) pour les FF qui ont quitté la GLNF c'est qu'elle disparaisse afin de laisser la place UNIQUE que beaucoup
convoitent (quoiqu'ils disent)!
Espérons que chacun maçonne suivant son lutin intérieur et qu'il laisse les FF de la GLNF reconstruire en paix.
On verra bien ce que feront les Anglais après les finitions demandées (par eux).
Sinon, on va finir par croire que ces FF regrettent que Stifani n'ait pas fini le travail avant de partir.
Très fraternellement.

Raminagrobis 29/09/2013 18:02



Apparemment le Grand écossais en question a pêté un plomb ou bien réalise une B.A. de commande.
J'ai été autant surpris que toi. Ce d'autant que son acrimonie sonne faux. Mais peut être a-t-il un public à satisfaire.



joaben 27/09/2013 14:33

Ce qui est en jeu pour les restants à la GLNF, n'est pas de savoir si à GLAMF les loges sont plus souveraines ou plus soumises à une juridiction.

Mais de savoir dans quel sens va la GLNF.
Raminagrobis tu t'es battu à juste titre contre la derive GLNF transformant une Grande Loge en une association de membres.

La question d'aujourd'hui, hors interêts partisans ou de calculs avec le pouvoir à la GLNF est de savoir si les "statuts Servel" rectifient ce que tu reprochais.

Et pour celà, il faut examiner la réalité concrète de ces statuts proposés, ce à quoi tu te refuses, malgré mon insistance.

J'ai cité et je te remercie de l'avoir publié ce qui PROUVE qu'il va exactement dans l'autre sens, renforcant le pouvoir central et rogant au ridicule les prerogatives des loges.
Maintenant, je t'invite à nouveau à nous citer quelque article qui m'aurait echappé qui montrerait une volonté vers la "souveraineté des loges".

Raminagrobis 28/09/2013 11:48



Tu es incroyable dans ton genre...
Je fais un commentaire sur la dernière communication de la GLUA (ce qui est bien mon droit, s'agissant de mon blog au surplus) et je commente entr'autres le désaveu cinglant adressé aux Cinq
Grandes Loges européennes suite à l'agression commise par ces dernières contre la GLNF (Ce sont bien elles qui ont agressé, n'est-ce pas ?) ; ainsi que l'analyse que fait la GLUA de la
demande de régularisation de la CMF dont la GLAMF est partie prenante, et tu me dis que cette question "n'est pas en jeu" pour "les restants (sic) de la GLNF"
Hé bien moi je te réponds que les "restants" de la GLNF sont très interressés :
1) -par tout ce qui concerne le retour en "reconnaissance de régularité " de la GLNF;
2) -à bien repérer les manigances feutrées et autres sournoiseries de ceux, et singulièrement la GLAMF, qui s'emploient, à l'extérieur par la CMF et les cinq Gdes Loges européennes et à
l'intérieur de la GLNF par les sous- marins manipulés par les cacique de la GLAMF/SCPLF et les revanchards du néo-stifanisme, à tenter de mettre en échec la réforme, de JP SERVEL ;
Mais, dis-moi un peu. Je te retourne la question. En quoi la réforme de la GLNF (plus précisément l'échec de la GLNF) interresse-t-elle  les cinq Loges européennes et leur protégée la
CMF ?
En quoi, la souveraineté des Loges qui conditionne le retour à la reconnaissance par la GLUA t'interresse-t-elle, toi, qui n'est plus, à ma connaissance, dans "les restants" de la GLNF et donc
qui n'a aucun souci concernant son avenir que tu prédis calamiteux.
Mais pour te faire plaisir tout en restant dans le sujet du jour, je veux bien envisager la réalité concrète des statuts pour ce qui concerne la souveraineté initiatique des Loges. Nous avons en
effet un arbitre de choix : la GLUA a constaté que l'actuel Grand Maître a rétabli la souveraineté des Loges supprimée par son prédécesseur.
C'est pas une preuve ça ?
Tu vas tout de même pas faire comme F. Stifani, et me dire que la GLUA n'y comprend rien, car je serais obligé d'en déduire qu'il n'y a que toi, (mais rassures-toi, tu n'es pas seul à avoir cette
attitude) qui comprend.
Et puis aussi, relis bien les statuts, lis également sur le site GLNF les exposés sur la Loge ou sur l'initiation et surtout et enfin, ne fais pas, comme je le lis sous la plume de KOCH du blog
"la Lumière", un amalgame entre souveraineté des Loges et démocratie.
Alors tu verras clairement comment notre GLNF se rétablit dans la régularité anglo-saxonne des Loges souveraines.
Je parle bien de régularité "anglo-saxonne"...



Joaben 25/09/2013 21:24

Interessant et je partage en partie! Dommage tu tombes dans les travers de ce que tu condamnes a juste titre : un miltantisme. Tu as choisi de te dispenser d analyse realiste pour monopliser sur le
soutien de ton camp : servel et ses reformes de verrouillage total contre maconniques et depouillant les moges des restes de souverainete.
Et tu choisis la tactique de l etouffoir. On ne parle pas de la realite des dits statuts juste des slogans de type lessiviels.
Donc oui glua a clarifie et coupe court aux illusions glamf. Mais dans ces manoueuvres d appareil il n y a pas ma moindre moralite juste du rapport de force et interets. Et glua laisse la porte
ouverte a une voie cmf . Mais tu es tres juste sur la vraie raison du blocage. Glnf avec l erosion permanrnte et continue de ses effectifs pese de moins en moins et cmf de plus en plus. Donc vous
seriez bien naifs a vous satisfaire des "encouragements"

Raminagrobis 27/09/2013 11:44



"En partie" ... c'est mieux que "rien" et tu m'en vois très heureux
La GLUA clarifie très fort en effet !
Surtout lorsqu'après avoir constaté qu'aucune des Loges de la CMF postulante n'est "régulière", elle ajoute : « Jusqu'à présent, les discussions n'ont pas inclus la GLNF, malgré qu'elle ait été reconnu internationalement pour presque cent ans comme le seul représentant de la
franc-maçonnerie régulière en France »En disant cela elle ne dit surtout pas, ce que je lis sous la plume des adversaires de la GLNF, "
Entendez vous entre maçons français et faite une petite place à la "pauvre" GLNF" 
Elle dit plutôt "je n'ai pas vocation à m'imiscer dans les querelles internes à la France, mais je constate que vous n'êtes pas en recherce d'un accord avec la GLNF et donc, que vous n'êtes pas
sur la voie de la régularité, car la GLNF sur le territoire français est la seule obédience apte à vous guider sur le chemin de la régularité qui est le sien depuis "presque cent ans"
Evidemment ceux qui ne "digèrent pas" de voir la GLNF entre les mains d'un JP SERVEL qui, à leurs yeux est un "obscur et sans grade" qui  ne "fait pas le poids" comparé à
leur personne, ne peuvent pas "entendre" cette remarque de la GLUA. Et pourtant, c'est ainsi.
Pour ce qui concerne le reproche de "militantisme". Relis bien l'article et ceux qui précédent.
Oui je suis un militant de la GLNF des Loges souveraines.
Oui je suis un farouche adversaire des dénigreurs systématiques de l'action menée pour le redressement de la GLNF.
Oui je constate que JP SERVEL conduit bien le redressement et joue habilement des possibilités qui lui sont offertes par les circonstances très difficiles dont il
hérite.Il m'arrive de lire parfois des réactions vociférantes et certains propos de fausse
sérénité, tout dégoulinants d'injures et d'impuissance rageuse.Aussi convient-il de procéder à une
petite mise au point.



Non, les Myosotis n'ont jamais eu pour objectif la détruction de la GLNF (seuls ceux qui avaient intérêt à confondre la GLNF avec sa gouvernance d'alors le
laissaient entendre" ;

Ce n'est pas parce que bon nombre des Mysosotis se sont mis au service de la GLAMF et que la GLAMF leur a demandé de se taire, que la vocation des Myosotis est terminée ;

Les Myosotis n'ont jamais eu pour objectif de s'opposer à tout et notamment aux réformes constructives. Ils ne sauraient dès lors se positionner en se demandant si celui par qui la
réforme intervient était ou non dans les combats d'hier ;

Enfin les Myosotis n'ont jamais confondu la lutte contre le despotisme d'un homme au demeurant, "pas providentiel du tout", avec le rejet de la structure ordinale et protocolaire de référence
anglaise qui a toujours été la marque de la GLNF.



 



Thomas 23/09/2013 16:26

Il faut que la glamferie cesse ses tartufferies, la reconnaissance par la GLUA....................ils s'en fichent comme de leur dernière paire de chausettes noires.

Cela a été une "une arme de guerre" contre la GLNF , c'est tout.

De toute manière les tauliers du GLAMF et leurs compères de la GLDF en théocrates de la haute église du REAA ont comme chacun sait une piètre opinion de la maçonnerie anglo-saxonne.

Raminagrobis 24/09/2013 10:49



Mon Cher Thomas,
La GLAMF se fiche de la reconnaissance de la GLUA, écris-tu.
C'est bien cela qui est (à priori) incompréhensible.
La GLAMF obéit à l'Ecossisme, qui est la doctrine de l'Ordre écossais du SCPLF, et cette doctrine s'oppose ouvertement à la régularité traditionnelle de la maçonnerie concernant les trois degrés
de la maçonnerie symbolique. C'est en raison de cette querelle doctrinaire (toujours latente depuis 1965) que la plupart des Loges GLNF du REAA ont quitté la GLNF, suivant en cela la consigne et
les cadres du SCPLF qui venaient de se faire exclure. (Notez bien qu'ils se sont alors, comme par hasard cru obigés personnellement de s'affilier à la GLUA et non pas de s'affilier à la GLAMF
naissante)
Dès lors pourquoi n'ont-ils pas rompu avec la GLUA, et s'acharnent-ils directement ou indirectement (par la CMF) à demander cette reconnaissance, sachant qu'ils - ne peuvent pas -
satisfaire les régles de régularité correspondantes.
Il y a là une absurdité dont ils sont conscients dès l'origine : Sachant que la régularité anglo-saxonne s'oppose à leurs principes ils revendiquent quand même. Curieux, non ?
Ils le font pour ennuyer la GLNF ("une arme de guerre", dis-tu). Alors ils sont stupides ! Puisqu'ils agitent un chiffon de papier, qui ne peut tromper personne.
En réalité, (voir précédents articles : Offensive d'Automne et L'Histoire se répète), la reconnaissance anglaise conditionne la reconnaissance des Suprêmes consil européens par les juridictions
des Suprêmes conseil d'Amérique du Nord.
Et là l'enjeu est autrement plus important car, s'ils ne sont pas fondés sur des Loges bleues reconnues régulières par la GLUA, les Suprêmes européens sont condamnés à une marginalisation
totale.
Et le SCPLF se retrouvera dans le seul concert européen, très à l'étroit, avec le SCDF.
Quant aux relations et voyages internationaux des Hauts gradés (ceux qui se sont prudemment inscrits à la GLUA), non seulement ils voyageront moins en Amérique, mais de plus ils devront tôt ou
tard quitter la GLUA.
    En fait, seule la piétaille de la GLAMF fait mine, ou croit naïvement, pouvoir mépriser la reconnaissance de la GLUA, mais les cadres du SCPLF savent pour leur
part ce qu'ils perdront si cette reconnaissance leur est refusée. Et ce sont bien évidemment les cadres qui commandent dans l'Ordre écossiste.



le voyageur 22/09/2013 22:54

TC Raminagrobis,
Du très bon travail (et c'est pas de lèche puisque tu ne donnes pas de tabliers..ce qui semble tracasser ceux qui te critiquent (:-))).
1-JP SERVEL a du boulot mais on revient de loin!
2-Concernant le SCPLF, et de manière très égoïste, je préfèrerai un renversement interne plutôt que la création d'une nouvelle structure comme j'entends.
...à moins que les Américains....
3-j'insiste sur le point de la souveraineté des loges retrouvée à la GLNF:
- les rituels d'installations respectent le rite pratiqué par la loge...un détail, certes mais qui sent bon!
ça parait être différent des Anglais qui ne pratique qu'un rite mais ça signale le souci de ne pas imposer une pratique uniforme et donc le respect du "style" particulier de la Loge.
très fraternellement.

Raminagrobis 23/09/2013 08:48



TC Voyageur,
C'est bon de partager.
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