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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 09:04

L’année 2012 a été riche en évènements maçonniques importants intervenus à la GLNF (retrait de la reconnaissance, changement de gouvernance …) et ailleurs (projet de confédération autour de la GLDF…).

Cependant, encore aujourd’hui, le SCPLF du REAA demeure dans la plus grande réserve : un discours fédérateur à la Fête de l’Ordre de décembre 2012, certes, mais aucune prise de position explicite de son TPSGC que ce soit par courrier adressé aux ateliers ou par publication sur son blog, lequel s’ouvre toujours sur la même lettre du 4 avril 2012 du chef de la juridiction exposant une politique d’attente, inchangée depuis un an. (http://www.scplf-reaa.org/Accueil.aspx )

Pourtant, des responsables éminents de la juridiction paraissent vouloir prendre directement les choses en main, tel ce Très Illustre Inspecteur de région qui, en début d’année 2013, a enjoint les membres des ateliers placés sous son autorité de prouver immédiatement leur appartenance soit à la GLAMF, soit à la GLNF, à défaut de quoi ils seront radiés du SCPLF.

Un des frères concernés a voulu en savoir plus et a interrogé par écrit sa juridiction par l’intermédiaire du chef de l’atelier le plus élevé auquel il participe - bien placé pour jouer ce rôle de correspondant car lui-même titulaire du 33ème degré - et a reçu des réponses en retour.

Connu des membres des ateliers auxquels appartient ce frère, cet échange d’informations s’est élargi de lui-même.

De fait, le contenu des courriers qui n’ont aucun caractère personnel, ni confidentiel, concerne tous les membres des ateliers du SCPLF confrontés aux mêmes interrogations.

Voici donc ici publiée cette correspondance, sans bien entendu identités d’intervenants ni noms d’ateliers. Il est juste indiqué que ceux-ci se situent dans la Région Charente Limousin du SCPLF, comme l’auront reconnu tous les frères de ce secteur.

 

Lettre adressée le 22 février 2013 par un frère 30ème à son Chef d’atelier 33ème.

Très Illustre Frère.

Je suis actuellement dans une phase de réflexion sur le maintien de mon appartenance au Suprême Conseil pour la France.

Ma décision est liée aux précisions écrites toujours attendues du Suprême Conseil de la juridiction, en la personne de son Souverain Grand Commandeur, en réponse à certaines questions fondamentales concernant l’appartenance à une loge symbolique.

Je te pose donc ces questions en espérant que tu pourras toi-même en obtenir les réponses.

1) Il semblerait que la consigne passée soit d’appartenir soit à la GLNF, soit à la GLAMF.

Cette condition est-elle explicitement écrite dans un modificatif du Règlement ou dans une lettre signée du Souverain Grand Commandeur ?

2) D’après les déclarations des deux obédiences précitées, les loges de la GLNF ne peuvent recevoir des visiteurs de la GLAMF et les loges de la GLAMF ne peuvent recevoir de visiteurs de la GLNF.

Le Suprême Conseil pour la France juge-t-il normal et régulier que les membres actifs de ses propres ateliers où les frères des deux appartenances travaillent ensemble, puissent s’interdire la même communauté de travail dans leurs loges symboliques ?

3) La GLAMF a signé avec la GLDF, la GLTSO, la LNF, … etc., un accord de réciprocité de visites entre elles.

Le Suprême Conseil juge-t-il normal et régulier que ses propres membres puissent se mêler dans les loges symboliques aux membres de la GLDF, de la GLTSO, … etc., et de plus aux membres du GODF qui visitent ces mêmes loges ?

4) Si la GLAMF est aujourd’hui jugée par le Suprême Conseil autant régulière que la GLNF qui a perdu la reconnaissance de la GLUA, il va de soi que les quatre autres obédiences confédérées avec la GLMAF doivent être jugées régulières de même.

Puis-je rester membre du Suprême Conseil pour la France si demain j’intègre la GLDF ?

Sinon, pourquoi ?

5) On sait que certains membres du Suprême Conseil pour la France sont en même temps membres de la GLNF et de la GLAMF, et cela même en contradiction avec les règlements de celles-ci.

Le Suprême Conseil pour la France juge-t-il normal et régulier cette appartenance simultanée et contradictoire (car si c’est l’une ou l’autre, ce n’est pas les deux) de ses membres aux deux obédiences concurrentes ?

6) Le Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil pour la France, par ailleurs membre de la GLUA, n’a certainement pas manqué de faire lui-même le choix entre la GLNF et la GLAMF.

Je souhaiterais donc savoir quel est ce choix du chef de la juridiction qui est susceptible d’infléchir le mien et probablement celui de nombreux frères.

Je te remercie par avance des réponses que tu pourras obtenir.

J’adresse bien entendu copie de cette lettre aux présidents du Chapitre et de la Loge de Perfection auxquels j’appartiens.

Je l’adresse aussi à ceux des membres de ces ateliers qui ont exprimé le souhait d’être tenus au courant de ma démarche.

Avec mes très fraternelles salutations.

XXX 30ème.

Réponse faite le 4 mars 2013.

Objet : réponse à ton courrier

Mon cher XXX,

Comme tu me l'as demandé, je me suis rapproché du Suprême Conseil pour répondre à ton courrier, après le leur avoir transmis.

À la question 1  la décision de ne prendre au SC que des Frères de la GLNF et de la GL-AMF est inscrite dans la communication de T.P.S.G.C. sur le site du SC en date du 04/04/2012, et n'a pas été modifiée depuis.

À la question 2  les rapports entre la GLNF et la GL-AMF. le SC  ne veut pas s'immiscer dans les relations entre ces deux grandes Loges. Il ne peut donner un avis sur la vie de ces Grandes Loges.

À la question 3  Le SC attend la clarification de la situation à ce niveau. Mais tout Frère devrait savoir où est son devoir dans ce cadre.

À la question 4  Un Frère inscrit à la GLDF ne peut participer aux travaux du SC car la GLDF n'est pas régulière, ayant été constituée par un SC de France et non par trois grandes Loges régulières.

À la question 5  Le SC ne peut pas savoir si des Frères sont inscrits dans les deux Grandes Loges et là encore, il s'agit de fonctionnement entre les deux Obédiences.

À la question 6  le TPSGC ainsi que quelques autres Frères sont effectivement inscrits à la GLUA afin d'être dans une Obédience régulière reconnue, ce qui est nécessaire à la reconnaissance internationale du SC pour la France. Ils n'ont donc pas à faire le choix entre l'une ou l'autre des obédiences régulières de France. 

J'espère que tu trouveras là les réponses que tu attendais, mais si tel n'était pas le cas, je ne pense pas que tu puisses en obtenir d'autres. En tout état de cause, cela te permettra de prendre ta décision qui, je l'espère, ne t’éloignera pas de nous. Avec toute mon amitié fraternelle,

YYY  33ème.

   

Le texte introductif,  le courrier interrogatif et la réponse susmentionnés émanent de l’auteur.

Le commentaire ci-après est celui de Raminagrobis.

L’embarras du SCPLF est de plus en plus évident même s’il n’est pas nouveau.

Il est lié au caractère spécifique de la doctrine écossiste et à la relation ambiguë que l’écossisme entretient avec la maçonnerie traditionnelle anglo-saxonne.

L’Écossisme obéit à des règles qui ne sont pas celles de la maçonnerie traditionnelle.

Il s’articule selon un cursus initiatique en 33 degrés, dont les 3 premiers degrés, dits « degrés symboliques », sont une approche élémentaire du processus complet.

Originellement l’écossisme dispensait l’enseignement de tous les degrés, y compris les 3 premiers degrés.

Mais en zone d’influence maçonnique anglo-saxonne, ne sont admis - uniquement en simple qualité de juridictions complémentaires de la maçonnerie régulière - que les Suprêmes conseils qui recrutent leurs pratiquants parmi des Maître maçons initiés aux 3 premiers degrés dans une Loge symbolique régulièrement reconnue par la GLUA.

De là résulte l’inconfort du SCPLF qui a vu sa reconnaissance internationale sérieusement écornée, autant du fait de la rupture de ses relations avec la GLNF (obédience reconnue dans la maçonnerie anglo-saxonne) que du fait que l’écrasante majorité de ses membres provient de la GLAMF, qui est pour la GLUA, une Loge irrégulière à tous égards.

Nous savons tous en effet, car nous l’avons vécu en direct, que le SCPLF a joué un rôle déterminant dans ce qu’il faut bien appeler une volonté d’anéantissement de la GLNF, l’objectif précis étant son remplacement par une nouvelle obédience spécialement créée à cette fin.

Rappelons que c’est très précisément au moment où les hauts dirigeants du SCPLF ont été exclus de la GLNF qu’instruction fut donnée à tous les ateliers et à tous les membres écossistes de la GLNF, de « quitter » immédiatement et massivement l’obédience.

Jusqu’alors plutôt encline par nature à la prudence et à la pratique du double langage, la hiérarchie écossiste dans son ensemble a soudain appelé ses écossistes à entrer en conflit ouvert avec la GLNF, demandant aux maçons des Loge du REAA de rejoindre en masse l’ULRF et surtout de quitter l’obédience.

Pour encourager ces départs, les écossistes ajoutaient qu’une fois la GLNF disparue, la récupération de son patrimoine ainsi que la récupération  de la reconnaissance internationale accordée par la GLUA, ne serait qu’une simple formalité. Pour cela il fallait que les départs soient massifs afin qu’une paralysie financière oblige l’administratrice légale à déposer le bilan.

C’est dans cette perspective que la GLAMF fut créée.

D’autant plus précipitamment que les Loges qui quittaient la GLNF se retrouvaient « à la rue », « sauvagement » livrées à elles-mêmes, sans structure de regroupement, le SCPLF ayant fait savoir qu’il ne pouvait pas les récupérer directement dans son système écossiste, car il ne voulait surtout pas que les Suprêmes conseils nord-américains, très pointilleux sur le principe d’un recrutement au sein des seules Loges symboliques reconnues « régulières » par la GLUA, rompent leurs relations.

Dès lors, alors que « la piétaille » fondait la GLAMF avec l’espoir insensé de faire s’effondrer la GLNF et de prendre sa place, les 33èmes hauts dirigeants « actifs » du SCPLF s’affiliaient prudemment auprès de la GLUA, déclarant aux ressortissants que leur appartenance personnelle suffisait au maintien de la régularité anglo-saxonne du Suprême conseil.

Bien évidemment, dans ses déclarations officielles, le SCPLF a dissimulé, autant que faire se peut, la part prise par lui dans la tentative d’anéantissement de la GLNF.

Il s’est employé à ne pas montrer ouvertement son influence réelle sur la GLAMF, cette dernière devant se présenter comme une obédience totalement indépendante de l’influence d’une quelconque juridiction de haut grade. (On sait que cela constitue pour la GLUA, une condition absolue de rejet)

Il a donc confié à sa « partenaire » des premiers jours, l’association FMR devenue entre-temps l’ULRF placée sous la houlette d’ A. Juillet (adoubé 33ème degré, peu de temps auparavant), le soin de créer officiellement la GLAMF (Ce partenariat de la première heure entre le SCPLF et FMR est attesté par la présence officielle du SCPLF à la réunion FMR de Montreuil en février 2011)

Mais en coulisses le SCPLF a fait en sorte que la GLAMF se structure autour d’une fédération de rites dans laquelle le REAA est prédominant compte tenu du nombre considérable d’adhérents (écossistes pour la plupart), voire de Loges entières, qu’il a apporté à l’opération. (Cf. réunion préparatoire de Montpellier au cours de laquelle le SCPLF par l’intermédiaire de son Grand Chancelier, a clairement annoncé la future structuration de la GLAMF autour des rites, par l’entremise de l’étrange mécanisme des « Maisons de rites »)

Comme on le voit l’ambiguïté du SCPLF partagé (tiraillé entre deux vanités de même force), entre la reconnaissance anglaise et l’irrépressible besoin d'avoir à sa disposition une obédience docile à la hiérarchie écossiste, était évidente dès l’origine.

Dans un premier temps le SCPLF a espéré que l’effondrement de la GLNF allait se réaliser. Maintenant il sait que celui-ci n’aura pas lieu et que la GLNF se remet de son marasme.

Puis il a espéré qu’avec le retrait de reconnaissance de la GLNF par la GLUA une reconnaissance de substitution pourrait être accordée à la GLAMF. Sauf que la GLUA, qui n’est pas stupide, a parfaitement mesuré la duplicité du SCPLF. Elle a donc fermement fait savoir que jamais elle n’accorderait sa reconnaissance à une obédience telle que la GLAMF et qu’il serait mieux pour tout le monde, que les Loges de la GLAMF reviennent à la GLNF.

Ayant compris cela, la GLAMF a exploré les formes de reconnaissances internationales autres qu’Anglo-saxonnes en s’engageant, faute de mieux, dans un projet de confédération avec la GLDF susceptible de recevoir l’agrément de 5 Loges européennes (continentales)

Mais cette perspective semble aujourd’hui bien compromise car le SCPLF freine, voire s’oppose à cette initiative, de tout le poids de ses ressortissants écossistes.

Les hauts dirigeants du SCPLF n’entendent toujours pas en effet, renoncer à la reconnaissance anglo-saxonne. La perspective de devenir membres d’une Loge irrégulière ne les enchante pas.

Celle d’être placés à la remorque de la GLDF, non plus.

Même l’inter-visite entre les membres de la future confédération fait problème, alors pourtant que dans le même temps sont organisées des Tenues communes. (« Inter-visites et Tenues communes ne sont pas la même chose » aurait déclaré le plus sérieusement du monde, le GM de la GLAMF, A. Juillet)     

Bref la confédération des Loges européennes derrière la GLDF n’est pas très bien engagée.

Alors que reste-t-il comme perspective ?

Que se passera-t-il si demain, par exemple, les Suprêmes conseils anglo-saxons exigent du SCPLF qu’il fasse ce que normalement il aurait dû faire dès le départ, à savoir choisir clairement entre sa création obédientielle, la GLAMF dans laquelle ses hauts gradés occupent les principaux postes clés ou la prestigieuse reconnaissance internationale anglo-saxonne ?

Autant de questions explicitement et implicitement posées par notre FF du 30ème degré dans la lettre ci-dessus.

À lire les réponses du SCPLF, personne ne sera rassuré.

  • Les membres du SCPLF comprennent qu’il existe désormais dans leur institution une ligne de fracture qui pourrait aboutir à une scission entre les partisans de la GLAMF et les tenants d’une réconciliation avec la GLNF ;
  • Quant aux membres de la GLAMF, ils commencent à se demander s’ils ne vont pas être lâchés par les dirigeants du  SCPLF et si dans ce cas - de plus en plus envisageable - leur jeune et fragile obédience, survivrait à un tel lâchage.

RAMINAGROBIS

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Published by Raminagrobis
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Emile 09/07/2013 10:12

A Templum.
Même avec quelque retard, merci pour ta réponse.
Je pensais bien aussi que ce chassé-croisé de commentaires sur blogs n’était pas fortuit.
Depuis la GLAMF s’est engouffrée un peu plus dans le traquenard de la confédération et à lire les publications et commentaires, la situation ne semble guère s’éclaircir, au contraire, avec cet
empilage de reconnaissances et de confédérations.
Il va y avoir foule de délégués et représentants de ceci et de cela.
On dirait qu’on prend modèle sur les collectivités locales françaises et tout ça ressemble de plus en plus à de la politique, le but du jeu étant de fabriquer des structures pour conserver le
pouvoir et les honneurs qui vont avec.
La GLAMF, ainsi confédérée, a même renoncé à traiter la très embarrassante question de la régularité.
En bref, pour visiter ses ateliers il suffit de remplir sur le parvis un imprimé où on atteste qu’on pratique une franc-maçonnerie régulière, ce qui revient à dire que tout le monde peut entrer en
s’autoproclamant régulier. Quel bel exemple de confiance ! On croit rêver !
Et cela n’empêche pas la GLAMF, en même temps, d’espérer la reconnaissance de la GLUA.
En plus, la GLAMF et le SCPLF auront beau clamer maintenant qu’ils ne sont pas interdépendants, c’est trop tard, les preuves écrites existent et les faits aussi.
Quand on parlait il y a 3 ans de transgression des landmarks par la GLNF, on était loin de se douter de quoi la GLAMF et son SCPLF seraient capables dans ce domaine.
Il reste aux instances anglaises et américaines à attendre que GLAMF et SCPLF s’enlisent un peu plus dans l’irrégularité pour prendre la photo finale.
Et c’est bien parti.
Salutations fraternelles à tous.
Émile.

Raminagrobis 09/07/2013 21:28



Au choix!
Ou bien ils sont nuls,
Ou bien ils sont trop forts pour que nous puissions les comprendre.
Evidemment, c'est la deuxième hypothèse qu'ils retiennent, en pleine conformité avec la première.



Templum 19/06/2013 15:17

Cher Emile
c'est bien Templum. Tu as raison:
- le texte sous ma signature est le produit d'un copié-collé aléatoire.
c'est la réponse à question malicieuse (j'espère!) que j'ai posée à un frère qui manie très peu l'ironie sur "la Lumière".
Raminagrobis est en phase.
notre tristesse est à peine diminuée par le b.....l que tu décrit bien.
à mon avis, les casquettes violettes n'avaient pas prévue l'arrivée en force de la GLDF qui cherchait une occasion de prendre la main.
Au lieu d'écouter les américains, nos amis ont préféré la fuite en avant.
je connais quelques prudents qui sont partis depuis mai 2012 à la GL de F....
Reste l'avenir.
Certains contacts existent (poussés par quelques renards GLNF) afin que les SC USA reconnaissent l'ingérence SCPF et acceptent un nouveau SC composé de FF de la GLNF (et quelques résidents
étrangers "réguliers" qui commencent à avoir mal à la tête).
je préfèrerai qu'un sursaut (enfin!) provienne de l'intérieur même du SCPF.
Ceux qui ne seraient pas d'accord pouvant rejoindre le SC de F.
Se serait une occasion aussi pour revenir à la pratique d'un écossisme plus traditionnel et moins "bachoteur" ...mais ça c'est un autre problème!
bise

Raminagrobis 19/06/2013 19:25



Voir article suivant



Émile 19/06/2013 12:01

Pour Templom (ou Templum ?)
Sans vouloir te froisser aucunement, étant membre du SCPLF de longue date, j’ai un peu de mal à décrypter ton commentaire qui se trouve être la reproduction exacte de celui déposé sous le nom de
msinger le 15 juin 2013 à 10 h 59 sur le blog La Lumière (coïncidence que je note sans y voir aucun mal).
Tu dis « À l’heure actuelle, les Suprêmes Conseils ne s’immiscent en aucune manière dans les affaires des loges symboliques ». C’est certainement vrai pour tous les Suprêmes Conseils sauf un : le
SCPLF, car, tout en affirmant le contraire, il est patent qu’il est impliqué jusqu’au cou dans la vie de la GLAMF, à commencer par la création de celle-ci.
Quelle signification donnes-tu à : « Le SCPLF a immédiatement reconnu les hauts grades hérités par la GLAMF. » ?
La GLAMF n’a rien hérité du tout en matière de hauts grades qui « appartiennent » au SCPLF en ce sens qu’ils sont placés sous sa juridiction, ce qui est d’ailleurs sa raison d’être.
A la rigueur, on peut dire que la GLAMF a « hérité » de membres du SCPLF et que le SCPLF continue à reconnaître ces membres après leur changement d’obédience.
D’ailleurs, on ne voit pas bien comment le SCPLF pourrait maintenant refuser de les reconnaître alors qu’on sait que c’est lui qui les a missionné à peine discrètement pour créer la GLAMF.
Pour ce qui est de la suite, avec la confédération et donc l’association GLDF – GLMAF, la coexistence SCDF et SCPLF va rapidement devenir problématique.
Admettre que les deux puissent s’inter-visiter n’est pas aussi simple que ça, du point de vue de la reconnaissance conjointe par les deux grands Suprêmes Conseils américains qui font la loi.
De plus, une telle « légalisation » de l’inter-visite entre SCDF et SCPLF reviendrait à admettre que l’un des deux ne sert plus à rien et celui-ci ne pourrait-être que le SCPLF.
La GLDF a tendu ce piège de la confédération et le SCPLF a poussé sa GLAMF à y rentrer.
Maintenant, c’est lui qui est pris au piège et pour en sortir vivant, il va devoir y laisser un bras, son bras droit (ses membres de sa GLAMF) pour sauver l’autre (ses membres de la GLNF).
Comme le TPSGC ne voudra pas reconnaître son erreur ou passer pour un irresponsable versatile en se retournant maintenant vers la GLNF, son SCPLF est condamné à mourir dans le piège où il s’est
mis.
Une solution : changer de TPSGC pour justifier un changement de politique ?
Certains y ont bien pensé, mais les autres se cramponnent à leur toque et le temps passe, passe, passe très vite.
Le SCPLF tente bien de donner le change en se créant des alliances avec d’autres SC européens, pour paraître plus fort, mais il n’a convaincu personne, à part peut-être une partie de son public de
la GLAMF qui lui est acquis.
L’illusion ne pourra plus durer longtemps.
Salutations fraternelles à tous.
Émile.

Raminagrobis 19/06/2013 14:54



Mon TCF Emile,
Templom ou Templum pourra te répondre.
Pour ma part je te confirme bien qu'il s'agit d'un commentaire qui répond autant à la thématique du blog "La Lumière", qu'à celle du présent article. Ce n'est donc pas une coïncidence.
Pour ce qui est de l'immixion des SC dans les affaires des Loges symboliques, j'ai pour ma part interprété le propos de Templom comme un clin d'oeil de second degré, qui reproduit la manière
onctueusement hypocrite dont use habituellement le SCPLF pour s'exprimer. (On sait par expérience que le SCPLF conçoit sa relations avec autrui de manière hautaine et naïve. Il croit
que l'incantation verbale suffit à sauver les apparences et à tromper les imbéciles prêts à tout avaler que nous sommes à ses yeux. Et il imagine aussi que sa phraséologie de dupes suffit à
contenter les juridictions américaines, qui commencent (plus que) sérieusement à douter de la fidélité de leur ancien protégé. Cf l'histoire de la création du SCPLF et le rôle d'E. de
Ribaucourt)
Pour ce qui est de l'"héritage", là encore j'ai interprété la phrase quelque peu lapidaire de Templom comme disant " lz SCPLF a immédiatement reconnu les Hauts gradés hérités de la
GLAMF"
Pour le reste je crois que nous nous comprenons bien pour dire la même chose, mon hypothèse exprimée étant que le SCPLF n'a pas réfléchi avant de se lancer dans la création de la GLAMF, aveuglé
de fureur vengeresse qu'il était, par suite de l'exclusion de ses dirigeants.
J'avais pour ma part alerté en son temps. Mais comme chacun sait, au SCPLF tout le monde est chef d'un moins gradé que lui, mais tenu d'avoir le point de vue du plus gradé.
Il s'ensuit dès lors une forme d'autisme généralisé dans toute la hiérarchie qui est autrement plus aveuglant que la hiérarchie protocolaire de l'ordre maçonnique institutionnel de
forme anglaise dont se prévaut la GLNF.



le voyageur 18/06/2013 08:36

TC Raminagrobis,
Nouvelle (?) confédération avec la GLAMF..
Dirigée par la GL qui n'a pas coupé les ponts avec le GO...
Inter visites?
SCPLF? 80/90% de GLAMF.
comment tenir face aux autres SC "reconnus" et unique par pays...?
(juste pour passer le cap de 13 interventions sur ton blog (:-))
bise

Raminagrobis 18/06/2013 19:56



Ben oui ! C'est pas simple.
A suivre.
Et de quatorze...bises



Templom 15/06/2013 19:35

A l’heure actuelle, les Suprêmes Conseils ne s’immiscent en aucune manière dans les affaires des Loges symboliques. Le SCPLF est toujours en relations avec la GLNF mais a immédiatement reconnu les
hauts grades hérités par la GLAMF et d’ailleurs, ils hébergent les loges symboliques de la GLAMF dans leurs locaux de Villiers et de Bineau. De même, il est à prévoir que le SCDF reconnaisse
rapidement les hauts grades émanant de la GLAMF et acceptent l’inter visite avec ces Frères. Quid des hauts grades de la GLNF ? Je pense qu’une situation similaire pourra apparaître de la même
manière prochainement. Il est dans l’intérêt du SCDF d’accepter l’inter visite avec les Frères des hauts grades du SCPLF maintenant que cette Confédération a été votée. Cependant, je ne crois pas à
une unification de ces Suprêmes Conseils. Je crois qu’ils conserveront leurs indépendances mais qu’ils pourront eux aussi arriver à un traité d’amitié et de reconnaissance mutuelle. C’est dans
leurs intérêts communs pour le développement du REAA d’une part et de la création d’une relation nouvelle et profitable pour tous au sein de la maçonnerie « régulière » française d’autre part. Ceci
pourrait ouvrir une porte au retour des relations entre le Suprême Conseil Juridiction sud des Etats Unis avec les Suprêmes Conseils français. Seul un point reste problématique, en effet les
Suprêmes Conseils du REAA ne reconnaissent qu’un seul autre Suprême Conseil par pays. Il faudra alors trouver un compromis pour la France.

Raminagrobis 16/06/2013 09:07



Mon cher Templom,
Problèmatique est un doux euphémisme. La confédération donne un peu d'ouverture à la GLAMF, mais constitue pour elle une fuite en avant.
Car pour ce qui est de la reconnaissance anglo-saxonne du SCPLF, cela devient plus compliqué que jamais.